mercredi 21 juin 2017

La nuit noire envahit la plaine au bord du lac

La nuit noire envahit la plaine au bord du lac
Les étoiles voilées derrière des nuages
Empêchent la vision claire tel un mirage
L'eau qui coule est à mes pieds ou simple ressac

Je cherche en moi le feu blond qui m'éclairera
Mais ne trouve que vide et la désolation
Dans cette antichambre de ma dévastation
Je cherche une autre voie qui me réveillera

L'avenir est demain, mais demain n'est jamais
Le passé est présent, maintenant est fourbu
Ne pouvant avancer, sans fin et sans début
Le temps s'évapore sur les fleurs du marais

L'horloge fait un tic et mois je suis en toc
L'eau s'étale devant mes pieds enracinés
En durs alexandrins aux rimes fatiguées
Mon histoire n'est que fadaises, que breloques

Je noircis sans rien voir les pages du carnet
Devinant les lignes sans jamais me relire
Je voudrais éviter la folie ou bien pire
Alors je médite pour de l'avant aller

Soulève moi, l'Aigle !

Vole ! Vole, l'Aigle ! Et regarde moi donc !
Suis-je toujours sur la voie ou bien en perdition ?
Sus-je un humain  ou un écorché des passions ?
Suis-je libre ou cloîtré dans ma petite jonque ?

Crie ! Hurle, mon Aigle ! Sauras-tu réveiller
Un espoir dans ce corps pourrissant de ses combles ?
L'avenir n'est plus qu'un demain près de ma tombe.
Où sont les douces voix des anges oubliées ?

Griffe ! Pique, l'Aigle ! Sauras-tu secouer
Cette carcasse grasse à souhait, Bibendum ?
Costume trop étroit, engoncé, peur de l'homme
Ou égo implosé se croyant trop doué ?

Entrouvre tes ailes, mon Aigle et aime moi !
Prends moi sous ton ombre, protège moi du fiel
Fais moi redécouvrir la beauté du ce ciel
Redonne moi la vie, l'eau emplira ma foi

Soulève moi, l'Aigle ! Paysages humains,
Loin des marécages tourmentés de la vie
Dans ces nuages blancs où le vent me sourit
Je veux voir la lumière et vivre entier et plein !

mardi 20 juin 2017

Et il ne reste rien, que ma solitude, que ma solitude

Le vide se forme comme l'eau rentrant dans mes poumons
Je me noie dans cet océan en colère
Je bois mon chagrin, mes espoirs, mes rêves
Et il ne reste rien, tout est dilué, dissolue

Le vide se forme comme le feu qui brûle dans mon cœur
Je ne survis plus dans cet amoureux enfer
Je crame chacune de mes émotions, de mes cris
Et ile ne reste rien, à part cette petite fiole de suies

Le vide se forme comme la terre qui étouffe ma vue
Je ne vois plus rien, enseveli dans mes pleurs amers
Je ne peux plus bouger mon corps, entravé
Et il ne reste rien, tout est dévoré par les vers

Le vide se forme comme l'air qui disperse mes cendres
Je suis léger dans ces nuages gris et fiers
Je ne suis plus, je n'ai plus d'existence ni de temps
Et il ne reste rien, que ma solitude, que ma solitude

La vie nous apprend quoi

La vie nous apprend quoi ? Vivre et souffrir, pleurer
Vivre et aimer, baisées, Vivre et penser, rêver
Notre frêle esquif sur les eaux mouvementés
De nos passions, de nos regrets, de vos idées

Balloter de gauche à droite, avant, arrière
Nos pas trop hésitant sur un chemin de pierre
Surmonter no peines, sans appui comme in lierre
De temps en temps, une main tendue en faitière

Nous poser à l'abri des vautours, de la haine
Aimer et pardonner, avoir une vie pleine
Refuser la colère et la défiance vaines
Mais vivre et ressentir, en quête de l'hymen

La vie nous apprend quoi ? A être plus humain
Garder l'espérance, un possible lendemain
Ouvrir son cœur, son âme et son esprit enfin
Savoir entendre l'eau qui coule entre ses mains

Nous sommes un ruisseau, parfois tumultueux
Nous formons rivières et océans d'un bleu
Que nous alimentons de nos peines, feu
A nous de purifier cette eau des amoureux

lundi 19 juin 2017

Mes yeux s'obscurcissent

Mes yeux s'obscurcissent face à cette vision
Roxane et ses cheveux courts, belle, magnifique
Elle n'a plus de mot doux à mon intention
Elle n'est pas non plus dureté, si magique

Mes yeux se voilent d'un drap, larmes incolores
Elle reste dans mon cœur, ma flamme éternelle
Elle ne brule plus mes sens par métaphore
Mon corps ne connaitra plus son désir charnel

Mes yeux voudraient ne pas se rappeler l'amour
Elle est ancrée dans mon âme à jamais, toujours
Elle est La Femme qui a su m'aimer un jour
Mes nuits de solitude envahissent mon bourg

Mes yeux la contemplent, même de loin, en rêves
Roxane est un songe d'une nuit d'été brève
Elle est mon archange, ma fée, ma javanaise
Mon amour s'éteindra avec ma vie, mes braises

dimanche 18 juin 2017

Écrire plein et entier

Prendre son crayon, ouvrir son cahier numérique
Pacifier son esprit, ouvrir les canaux d'âme
Laisser aller ses doigts, coulant telle une larme
Le long de ses lignes, courbant les mots antiques

Ne pas chercher raison mais éprouver les mots
Comme autant de folies, d'émotions infinies
Sans contingence amère, évadé via l'oubli
Être pleinement dans chaque vers tel émaux

Boire chaque rime, versant le thé du cœur
Cérémonie vitale où l'humain vit encore
Rien n'existe en dehors et pourtant en accord
Faire le vide pour mieux m'emplir de splendeur

Écrire pour toujours, vivre dans ses courbures
Des mots si alignés mais si vivants et flous
Perdre un instant parfois la raison, être fou
Mais aimer, ressentir ce monde et ma fêlure

Retrouver un instant une stabilité
La profondeur de ma tasse qui se remplit
Des âmes m'entourant et qui, là, me sourient
Vivre plein et entier sans peur, abandonné

Titre provisoire : l'isolement ultra connecté 26/ (chapitre 28)

Chapitre 28

Nous avançons très vite dans les couloirs, sas après sas. Une tension est palpable, notamment dans le regard de Jean. A chaque fois qu'il ouvre un sas, je le sens comme pris d'une peur panique, mais qui ne l'empêche pas pour autant d'actionner le mécanisme d'ouverture.

Les près de 100 personnes nous suivent, encadrés par quelques leaders, dont le chef bien sûr, mais aussi le poète et l'architecte. Le poète se tient derrière le groupe, les encourageant à aller plus vite. L'architecte, dans le premier tiers, exhorte avec son timbre de voix grave ceux qui ralentissent.

samedi 17 juin 2017

Laisser une écume blanche

Le vent dans les voiles, le bateau y louvoie
Empli de sentiments d'espoirs et d'aventures
Les flots claquent sur sa coque sans écorchure
Les embruns réveillent l'équipage, leur foi

Le jour, le Soleil luit sur le pont bien lustré
Et les activités s'enchainent sans temps mort
La nuit, la Lune et les étoiles en renfort
Aident à maintenir le caps sans un effort

Le capitaine cherche une terre promise
Un espace vierge d'où leur futur naitra
Il encourage ses compagnons de ses bras
En donnant l'exemple à tous et une âme insoumise

Ne jamais oublier l'objectif du voyage
Ne pas se restreindre, repoussant les limites
Affronter le danger, rire et vivre le mythe
Ce rêve unique pour horizon et rivage

Plus de quarante années à chercher cet éden
L'important n'est pas de le trouver un beau jour
Ou une nuit mais de naviguer pour toujours
Laissant une écume blanche telle un Amen

Voyage initiatique infini et sacré
Une communauté formant un seul esprit
Un seul corps démembré et pourtant réuni
Une vie transcendée, l'amitié bien ancrée

Ma vie n'est pas tracée

L'amour et l'amitié
Le pardon, la sagesse
L'avenir non tracé, j'en suis le charpentier
Je prends tous mes outils, mon âme romanesque

Je ne sais où je vais
Je doute aussi de moi
Pourtant je prends la plume alignant à jamais
Ses vers décomposés pour couvrir mon effroi

Parfois si isolé
Une main me secoure
Et j'écoute ces voix là pour me rassurer
Humanité réelle ou messages plus sourds

Quête d'un idéal
Recherche de beauté
Je me livre sans fard et mes passions dévalent
Sur mon petit cahier, l'égo mis de côté

Parfois aussi le Spleen
L'autre face de l'âme
Les vagues sur mon lac où ma tristesse dine
Le ciel se reflète, poussant mes pions à dame

Au ciel vole mon Aigle
Bienveillant, parfois rude
Il ne m'oublie jamais, sa critique est la règle
Elle est bénéfique, brisant mes peurs absurdes

Je voudrais m'élever
Quitter vos faux-semblants
Mensonges déjoués, du flot me libérer
Vivre et être à jamais, signer tout de mon sang

Ma vie n'est pas tracée
Le brouillard est partout
Les pieds au bord du gouffre et les sens agités
Chemin de la raison, ou délire d'un fou

vendredi 16 juin 2017

Ville rouge, Rues bleues

Ville rouge, Rues bleues
Les piétons volent par dessus les bancs
Les mariages ne sont plus annoncés
Les faire-parts de naissance s'envolent
Le lac ondule au grès des nuits
Le vent le caresse d'un amour impur
L'horizon voit le Soleil se noyer
Dans un feu d'artifices arc-en-ciel
Si l'hiver parvient à me rattraper
Je prendrais mon chapeau pour fermer les yeux

Ville rouge, Rues bleues
Les voitures sont à l'arrêt
Le temps s'enfuit devant l'espace
Les sirènes chantent un air mélancolique
Mais mon bateau ne saurait s'arrêter
Les voiles de parchemins gribouillés
Racontent mon histoire sans intérêt
L'ancre parfois s'efface au grès des larmes
Mais je reste debout
Je ne rendrais pas les âmes

Ville rouge, Rues bleues
Les bicyclettes affrontent le bitume
La chaleur fait fondre le goudron
S'arrêter, c'est s'engluer
Alors il faut pédaler encore et encore
Les poissons dans le lac étouffent
La rivière semble tarit
Je prends ma pioche et ma pelle
Et je libère le nouveau torrent
Mes frères aquatiques revivent enfin

Ville rouge, Rues bleues
La terre tourne et les têtes avec
Les passions se déchainent
Et je prends mon parapluie
M'abritant des échos de l'orage
Je file droit devant vers mon avenir
Mon chemin n'est pas tracé
Mais pas laissent une empreinte
Et si c'est un désert ou un gouffre qui m'attend
J'aurais au moins vu de mes yeux

Ville rouge, Rues bleues

Le samouraï et le moine (Zen)

Le samouraï et le moine assis ensemble
Dans le cour d'un temps ne disant un seul mot
Le moine prépare le thé, âgé mais qui ne tremble
Le sabreur, au regard aiguisé, suis ce flot

Il observe les mains, la posture, la tête
Il ne trouve aucune faille dans ce moment
Son habitude est de provoquer la défaite
En profitant d'un trouble en l'humain, il attend

La cérémonie prend fin, la tasse tendue
Même à cet instant, rien, le moine reste entier
Le sabreur, à l'affut, la saisit d'un salut
Et il boit pat trois fois ce breuvage émietté

Le liquide est amer, pourtant il est ému
Et le moine sourit, le sabreur est surpris
"Cher ami, sans sabre, vous vous êtes vaincu
Trop concentré sur moi, oubliant votre vie"

"Expliquez-moi, moine !" Le moine boit son thé
"Dans votre art, pour vaincre, vous devez être bol"
Désignant la tasse, "capable d'exhorter
La vie qui vous entoure et de la faire belle"

"Au contraire voici ce que vous pratiquez"
Et d'un geste très lent, il renverse la tasse
Le thé se répandant, puis la pose inversée
"Là, vous êtes vide, plus rien ne vous embrasse"

jeudi 15 juin 2017

Aubade astrale de douze pieds

Mes racines sont profondes et encrées
Elles nourrissent tous les bourgeons du futur
Contre la pesanteur des enjeux du passé
C'est une élévation d'une sève si pure

Parfois un parasite attaque mon écorce
Je me dois de freiner cette putréfaction
Le temps que le Soleil illumine mon torse
Chlorophylle de mes pensées en rédemption

J'essaye de croître mais sans faire de l'ombre
Aux autres vies autour, plus précieuses que moi
Tantôt bâtisseur et tantôt vide et décombres
Là sont mes fondations régies par mes émois

Alors la Lune me prend dans ses bras, douceur
Mon amie constante, ses rayons m'apaisant
J'invite les autres à admirer son cœur
Je la soutiens quand un nuage est déplaisant

Ma sève transforme mes mots en des prières
Rythmés par la danse de ces astres parfaits
De douze pieds chacun, ma peine était hier
Maintenant je rêve d'avenir et de paix

Mélodie naturelle

Si le vent souffle autour en balayant les feuilles
Amertume et remord s'envolant tout au loin
En faisant balancer les cimes de la forêt
De nos purs sentiments, les garder à jamais
Bercés entre nos bras, notre âme pour témoin
L'air frais nous ravive le cœur, l'esprit, sans deuil

C'est une mélodie naturelle et splendide
Elle s'infiltre en nous, commençant par les basses
Qui raisonnent amour, calme et sérénité
Puis les aigus portent la joie, la liberté
Les violons alertent hier, les jours qui passent
Et l'avenir, l'espoir emplissant tout ce vide

Au revoir parapluies, ombrelles et chapeaux
Nous sommes mis à nus, nul lieu où nous cacher
Enfants de nos passions, l'humanité portée
Comme un bel étendard, non guerrier mais rêvé
Et nos cheveux aux vents, nos idées aérées
Volant avec l'Aigle, la vie comme un cadeau

mercredi 14 juin 2017

L'ange déchue

L'ange déchue observe avec quelque tristesse
Ses ailes dispersées en plumes invisibles
Elle vit et pleure comme un humain risible
Elle, hors du temps, reste enfermée en détresse

Elle fut, est toujours aimée mais s'est coupée
De ce mirage qu'est l'amour incandescent
Était-il trop brulant, Icare s'effondrant
Était-il trop brumeux pour vivre son ballet

A l'abri des regards, elle voudrait rêver
Liberté et beauté, mais la nuit l'envahit
L'espoir défiguré, mais que sera sa vie
Autrefois lumineuse, aujourd'hui évadée

Où est le vent, futur d'un temps toujours changeant
Celui qui la portait dans les cieux chatoyants
Par-dessus les contrées humaines en souriant
Où ce souffle pur, ses cheveux caressant

Demain n'a plus de sens, hier n'en avait pas
Maintenant est sa vie, elle doit avancer
Un pas après l'autre, perte d'infinité
Pleurer, souffrir, rire, pour tout vivre ici bas

Mas elle restera au plus profond de moi
Mon Ange, mon amour, source de mes émois
Elle demeurera dans les astres ma loi
Préservant ses plumes si reviendrait sa foi

mardi 13 juin 2017

Automatique : L'oiseau bleu s'élève dans les cieux

L'oiseau bleu s'élève dans les cieux
Il n'est plus aussi sombre qu'avant
Silencieux il demeure mais il vole dans un ciel sans nuage
Son allure est majestueuse et emplie de splendeur

La Lune brille tout autant qu'avant
Mais elle n'a plus cette couleur camarde
Elle luit et éclaire les buissons de ma vie
Elle m'entoure de cet amour universel

Si les poètes vouent un clair obscur à ce astre
Sans doute est-ce parce qu'elle reste mystérieuse
Qu'elle change constamment, du noir au blanc
Qu'elle est montante et descendante

Le triptyque Terre, Lune, Soleil est un tableau
Que tout artiste voudrait inscrire de ses pinceaux
Que se fusse à l'encre de chine, en couleurs
Ou par de simples mots alignés maladroitement

Et l'oiseau bleu réussit à fusionner ces trois forces
La force tellurique, la force magnétique, la force de la vie
En une passion qui nourrit mon espace
Mon esprit et ma conscience

Je ne fuis plus devant mon chemin
Je l'assume, pas après pas
Chemin parfois difficile et incompris
Mais chemin de vie, chemin d'esprit, chemin de cœur

Oublier

Oublier, faculté qui me serait utile
Je n'oublie rien mais je pardonne les erreurs
L'injustice et même les mensonges, les peurs
Y compris mes propres erreurs indélébiles

Je me nourris de tout pour emmagasiner
De l'expérience afin d'anticiper
Toutes conséquences mais ne peut l'expliquer
Cassandre en presque tout car je peux me tromper

Combien de fois aurais-je pu là rappeler
"Je vous l'avais bien dit" mais cette phrase est dure
Elle n'est pas audible aux esprits, écorchure
Alors je reste coi, s'ils veulent ignorer

Voir quelqu'un qui va se noyer sans réagir
Ou sans le prévenir est hors de ma conscience
Mon on me reproche, confondant la prudence
Le message porté et le messager, ire

Je ne peux pas sauver quelqu'un qui ne veut pas
Je ne suis qu'un humain et ses limitations
Si l'autre est à l'écoute, alors c'est l'intention
Qui me pousse à marcher à côté de ses pas

L'égo

L'égo, un moteur mais aussi un puissant frein
Il nous pousse à aller de l'avant, dans des lieux
Où personne jamais n'est allé, dans les cieux
Et rêver un futur pouvant être demain

C'est une énergie qui dépasse la raison
Comparable à la foi, pas dehors mais en soi
Elle est positive si en phase avec ses choix
Sa conscience et morale, ouvert et sans prison

Mais l'égo peut être mauvais, dévastateur
S'il ne prend pas en compte, amour, l'humanité
Qui nous entoure et souffre ou qui voudrait aider
Il peut empêcher la communication, peur

C'est alors une grotte où l'on s'enferme seul
Or l"humain est sociable et nier cette évidence
Conduit à l'extrémisme, isolement, démence
Sa vie est un enfer, son esprit devient veule

Peser pour chaque action l'impact autour de soi
Rester équitable et accepter d'autres voies
Ne jamais imposer, respecter l'autre voix
Ne pas exclure mais inclure aussi leur choix

Pile ou face, l'égo peut être une magie
Blanche ou noire, l'âme reste son point d'appui
Décidant du côté, il détruit ou bien luit
Mais il ne détruit pas que l'autre mais sa vie

dimanche 11 juin 2017

Automatique : A l'écoute des vibrations

Le Soleil vibre autour de moi
L'univers continue sa valse
La Terre porte mes pieds et absorbe ma souffrance
La Lune fait rêver mon esprit de possibles futurs

L'ouverture de l'âme vient consolider mes jours
Mes nuits sont les incandescences de demain

Fermer les yeux mais voir quand même
Écouter les vibrations, du niveau le plus fin
Les quanta, les protons, neutrons, électrons
Les atomes, les molécules, le vivant
Les astres, les galaxies, l'Univers
Tout ceci est vibrant d'une seule voix

L'esprit humain se complet à compter
Quand il est plus simple d'écouter
Le raisonnement est utile, pour agir mieux
Mais la légèreté, la distanciation sont pour agir bien

Les émotions font parties de nous
Ne pas les refuser, les accepter
Mais ne pas en être prisonnier
Ressentir mais ne pas subir

Espérer mais surtout agir pour ses rêves
Peu importe si l'on est le seul à les porter
Si le sens est en harmonie avec soi
Avec sa conscience et son âme
On ne peut pas se tromper

Faire confiance en nos pouvoirs, nos capacités
Pour mener à bien notre chemin

Une seule lueur dans la nuit suffit
Aux bateaux de ne pas dériver
Chaque être humain peut être un phare
Si minime soit-il
Il éclairera l'horizon d'autres

Information Photos-Relais (POESIE CLUB "Amour du Beau")

Bonjour à toutes et à tous,

Je tenais à faire une précision car mes hésitations et mes essais erreurs ont pu conduire certaine personne à interagir avec la collection "Photos-Relais (POESIE CLUB "Amour du Beau")". Je suis désolé de cette méprise de ma part.

Elle a été déplacée dans une communauté privée. J'ai tâtonné comment aboutir au résultat souhaité.
Les poèmes n'étaient pas ma propriété et donc les voir sur mon blog me gênait.

Cette communauté est privée car je n'ai pas encore reçu l'autorisation des auteurs d'en faire une public.

Il est néanmoins possible de demander à être inscrit en tant que lecteur (les posts sont issus de la communauté d'origine POESIE CLUB "Amour du Beau").

Pour le moment, l'inscription est donc sur demande que j'envoie. Plus tard, un lien automatique sera mis en place.

Bien à vous,
251

samedi 10 juin 2017

Trouble existentiel

Un trouble existentiel s'empare du vaisseau
Qui me portait contre vents et marées, solide
La barre inoccupée et la vigie est vide
Dérivant, les voiles affalées, un tombeau

L'équipage est parti, même les rats ont fuit
Je reste sur le pont, ne sachant plus que faire
Dans les cales, la proue, la poupe, partout j'erre
Les nuages m'englobent, plus un jour mais des nuits

Tant de questions posées, pour aucune réponse
Le doute m'envahit, l'avenir se disloque
Je n'ai aucun soucis, mon âme est ventriloque
Elle s'élève sans mes lèvres telle ronces

 Le silence infernal de mes mots assoupis
Essouffle mon futur composé de sirènes
Chantant à me rendre fou, dévoilant ma gène
De n'être pas celui qui sauvera sa vie

Mon aigle est revenu, plus pressant que jamais

Mon aigle est revenu, plus pressant que jamais
Son regard scrutateur vaut l'inquisition passée
Qui crois-tu donc être ? La vie n'est qu'un ballet
Où, toi, piètre danseur, du Sol tu n'as les clefs

Ses yeux noir, l'image de mon puits sans lumière
Absorbent mes pensées dans un tourbillon lent
Quelle est donc ta valeur ? Dans ce monde d'argent
Un humain ne vaut pas les habits qui l'adhèrent

Se tenant à distance, en ami, par respect
Ou pour ne pas planter ses serres dans mon cœur
Penses-tu avoir un rôle, une mission ? Pleure !
Cet océan humain t'oubliera sans regret

Ses ailes se déploient, me cachant le Soleil
Et la Lune blafarde, assombrissant mon âme
Comment influencer lors que l'esprit en drame ?
Ouvre les yeux et vois ! Où est donc ton éveil ?

Ses ailes brassent l'air, vent de folie soufflant
Dans mon esprit fragile, envoutant mon amour
Tu n'est pas différent, autant qu'eux tu es sourd !
Veux-tu continuer, chemin en faux semblant ?

Ne sais pas qui je suis, pourquoi je suis ici
Si j'ai une valeur, perdu dans l'infini

vendredi 9 juin 2017

Incompris

Incompris, mes mots sont ignorés, oubliés
Déformés, détournés, occultés, déniés
Je m'exprime encore et encore sur des faits
Les gens ne voient que leur doigt et pas la forêt

Est-ce ma faute s'ils oublient ou se complaisent
Dans un monde dont les fondations sont de glaise
Je vois la galaxie, eux ne voient que l'atome
La logique et le pragmatisme mes idiomes

L'illusion et la peur sont leur triste moteur
Des courbes, des listes rassurent leurs humeurs
Mais ces chiffres créés par eux sont irréels
Ces listes absurdes construites sans modèle

Tous les rappels à la réalité sont vains
Perdus dans leur rêves forgés sans lendemain
Je ne veux plus plier, mais je peux pardonner
Ma conscience est maître, leurs ordres ignorés

Et le principe de réalité ne peut
S'accommoder du faux, du déni, du scabreux

Diamant de larme

                                 Mes goûts
                                  Dictions
                           Toujours debout
                          En          réflexion
                    Les larmes sur mes joues
                  Diamants  de mes  passions
              Suis-je un produit de mon dégoût
            Le       résultat       d'une         fiction
           Ais-je été élevé pour n'être que ce fou
      Ais-je pris des chemins portant la dépression
           Suis-je un homme Suis-je un des loups
                 Ma  voie est-elle  une  sanction
                    Ce    tunnel   a    un    bout
                      Ou trou noir et pression
                          Si    je    suis     fou
                            Mes convictions
                                Sont floues
                                   Fissions

jeudi 8 juin 2017

Un jour, émoi et moi

En plein jour je me fuis, j'oublie pourquoi je suis
Emporté par le flot de mes contributions
Engagé au travail, esclave sans passion
Sans doute utile à la communauté réjouie

La nuit je m'enfonce dans un sommeil profond
Perdu dans les limbes de Morphée amoureuse
Je ne vis pas non plus, l'âme n'est pas heureuse
Elle est en statue, oubli de toute ma raison

Le soir je suis face à mon isolement terne
L'écran luminescent comme seul compagnon
Le clavier pour ma voix dans un silence long
L'égo de résister à ce reflet en berne

Le matin, délivré de cette camisole
Les pensées translucides affrontent mes larmes
Me racontant toutes sortes de mélodrames
Lors que je reconnais vrai du faux, les symboles

Vient alors l'écriture ouvrant méditation
Mes sens et ma raison reprenant le dessus
Pour chaque mot gravé disparaît la sangsue
Et mon être survit à ses propres passions

Introspection

L'introspection pour mieux s'ouvrir à l'univers
Regarder non plus via mes yeux mais via mon cœur
Ouvrir le troisième œil, par mon souffle défaire
La brume du passé qui renferme mes peurs

Voir mes pieds sur le sol, mon chemin à tracer
Souffrir mes exister, Pleurer mais espérer

Se tromper, corriger, m'adapter, c'est la vie
Ne peut être béât ou stupide, un mouton
Mais pardonner le vide emplissant les esprits
Autour de soi, prendre leurs mains, sortir du fond

Réchauffer mon hiver, voir fleurir le lotus
Couter ses peines mais ressentir bien plus

Vivre et survivre encore à chaque jour et nuit
Suivre sa conscience en accord avec son âme
Et à sa mesure, retirer ce qui nuit
Éclairer les humains grâce à toutes leurs flammes

Ni un savant, ni meilleur, progresser chaque jour
Pas donneur de leçons, mais faire don d'amour

mercredi 7 juin 2017

Le feu brule en mon cœur

Le feu brule en mon cœur
Il projette alentours des milliers d'étincelles
Il voudrait revivre le passé par parcelles
Cendres de l'âme sœur

Mais l'oxygène fuit
Et le combustible est détrempé jusqu'aux os
Seul mon rêve maintient la chaleur sous ma peau
Ne fut plus qui je suis

La lumière s'efface
Doucement dans la nuit, cette Lune amoureuse
D'une Comète au loin s'échappant, malheureuse
Lune noire, trépasse

Je tiens mon chandelier
Le protégeant du vent glacé de mes matins
Là, entre loup et chien, je poursuis mon chemin
Écrit sur sur ce papier

Mais pourvu qu'il ne brule
Effaçant les traces d'un être et sa conquête
Celle d'un avenir refusant la défaite
De perdre une virgule

mardi 6 juin 2017

La solitude est un hiver

La solitude est un hiver qui ne prend fin
Les jeunes pousses sont bloquées, sans aucun fruit
Les oiseaux se cachent, leur chant ne font de bruit
Et la nature est nue, cimetière d'airain

Je lutte, réchauffant via la petite flamme
Mon corps et mon âme, soumis à ces frimas
Ma méditation seule épargne mon trauma
Mon Soleil intérieur, ma Lune est ma Dame

L'air vient hurler sur mes tempes au sang frappant
Au rythme d'une vie qui se perd dans le vide
Les foules défilent devant mes yeux livides
Et le silence est lourd, plaine en guerre d'antan

Je regarde mon cœur avec ma compassion
Je pardonne cette comédie si humaine
Je ne peux m'absoudre mais pleure mon hymen
Mes larmes sont douces, j'inscris mes fondations

Lentement, mon esprit se calme et se réveille
A la chaleur, l'envie de vivre et d'exister
Après m'être enterré, l'espoir ressuscitée
Je me lève et je sors enfin de mon sommeil

Le temps s'efface

Le temps s'efface autour de ma barque tangente
Le tic ne fait plus tac, les vagues font plic-ploc
De mon œil intérieur, je voix les figurants
Ces émotions sablées, sans valeur car en toc

Mon lac pétrifié n'est pourtant pas plus lisse
Ses courbes, poitrine de mon amour perdu
Abritent un doux cœur qui me met au supplice
Sa surface, reflet flétri par son refus

Je joins les mains, non pas pour prier l'au-delà
Je le respecte mais c'est à moi de guérir
Mes visions s'éclairent, laissant passer le glas
De mes douleurs, larmes qui me font dépérir

Je me connecte à ma petite flamme avide
De briller, d'exister, je puise dans la Terre
L'Eau, l'Air, le Feu : la Vie. Enfin je me décide
Je suis, plein et entier, ici n'est pas l'enfer

L'espace sans frontière illumine mon âme
Je cherche à dépasser ma propre condition
Et le temps fusionne, là mon chemin s'entame
Souffrir, pleurer, aimer, pardonner mes passions

lundi 5 juin 2017

Automatique : L'ivresse des sentiments contradictoires

L'ivresse des sentiments contradictoires fait remonter le flux
De ma rivière dans son lit abandonné de toutes formes de vie
Le bonheur d'aimer, la perte de l'être aimé à jamais
La haine perçue, les mensonges, les allitérations des visions contre moi

L'eau de ma rivière est un torrent d'où aucun poisson
Ne peut survivre
L'eau de mes pleurs, acides, se mélange à son flux, poison
Ne peut sourire

La montagne que j'essaye de construire est rongée par son courant
Elle creuse un ravin de pressions mentales sur mes fondations
Au sommet, la neige éternelle me réconforte et calme mon esprit
A genoux, les mains posées en méditation, j'observe le temps
Il fuit, le Soleil et la Lune s'enchaînant l'un à l'autre

Mon isolement n'est pas une grotte d'un hermitte
Je vis et souffre
Mon isolement est un espace ouvert aux vents froids
Je vois mon gouffre

Le lac, au fond de la vallée, reflète le paysage, déformé
Ses remous sont toujours fréquents et sa surface ravagée
Je mets toute mon énergie pour rester stable et serein
Aimer et pardonner, vivre et exister, malgré la solitude

Mon esprit tendu vers le ciel, mon cœur suspendu à ce fil
Mais qui me comprend
Mon âme accrochée à la Terre, puisant sa force tellurique
Mais qui m'entend

Le Soleil réchauffe mon cœur via des amitiés multiples
Moi qui ai toujours eu si peu d'amis véritables
La Lune calme mon âme et lui apprend la sagesse
Même si le chemin est difficile et longe des ravins de détresses

Mes enfants sont mon avenir, mais les verrais-je assez
Pour participer au leur
Mes enfants sont mon univers, je voudrais les aider
Voir fleurir leurs fleurs

Ma flamme intérieure vacille mais je la maintiens précieusement
L'espoir ne peut pas s'éteindre, je dois me défendre mais pas me battre
Non violent, mais pas passif, je ne tendrais pas la joue droite
Mais je ne prendrais pas les armes, trop de respect pour la vie

Pourquoi suis-je donc condamné à cette thébaïde
Je veux faire mieux chaque jour, gavroche
Pourquoi suis-je donc incompris, inentendu malgré mes efforts
Moi qui ne veux que le bien de mes proches

Amour et Solitude

L'amour est toujours là, en journée et la nuit
Mais la solitude est elle aussi permanente
Elle assombrit mon ciel de nuages sans pluie
Le vent est chaud et sec, les vagues déferlantes

Dehors l'été pointe mais l'hiver est présent
Dans mon paysage sentimental aride
Et cette collision, chaud et froid, me pourfend
Comme une larme sur ma joue en goutte acide

Ma Roxane en mon cœur, un vide sidéral
Envahit mon présent, coupé du passé
Autrefois mon Soleil, mon énergie vitale
Aujourd'hui un trou noir aspire mes pensées

L'amitié me soutient, gonfle toutes mes toiles
Mon bateau navigue contre vents et marées
Même s'il prend l'eau dans ses fondations, l'étoile
Brille au-dessus de lui, banni, et d'écoper