dimanche 25 décembre 2016

L'apocalypse n'est pas pour demain.

L'apocalypse n'est pas pour demain.
Elle naît pour deux mains non entrelacées, désabusées par les remords pestiférés. C'est un déluge dilué, vient! Je le sais pour l'avoir vu. Si les plaines assombries par un Soleil absent prolifèrent, c'est la faute aux rats de l'espoir qui se multiplient tel un carnage élégiaque, soupir d'une autre génération perdue. Si les oiseaux volent moins haut, c'est qu'on leur a coupé les ailes du bonheur pour leur donner des branchies afin de côtoyer les abysses de la mort. Les plages fines voient ainsi s'échouer des pélicans, des albatros goudronnés, des dauphins déchus. La glace les entoure et s'empare d'eux quels que soient leurs remparts face à la désolante solitude inévitable des profondeurs ignorées de l'astre éteint.
Qui a éteint la lumière? Dieu, par son infinie bonté. Pour mieux voir dans le noir, il nous a fait aveugle des douleurs étrangères. Quel soulagement! J'ai cru un instant qu'il restait un espoir!

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