dimanche 11 décembre 2016

L'oiseau sombre, de ses ailes sans couleur

L'oiseau sombre,  de ses ailes sans couleur
Vient surplomber mes cendres encore chaudes
De ses serres, il extirpe un corps non calciné
C'est mon coeur trempé de larmes et de douleurs

De son bec, il déchiquette soigneusement
Ce morceau de chair encore moite
Du sang s'en écoule, une vieille blessure
Qui se réouvre après tout ce temps

Il éparpille les lambeaux au gré du vent
Comme l'espoir d'une guérison s'est dispersé
Mes restes pourrissent et nourrissent tout ce peuple
Souterrain, cette masse grouillante

L'exhalaison qui s'en échappe est un parfum
A nul autre semblable, seule la mort
Et l'abandon générant de telles effluves
C'est alors seulement que je redeviens un

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