vendredi 23 décembre 2016

Mes larmes viennent agrandir la marée noire

Mes larmes viennent agrandir la marée noire
Qui s'empare de mon corps désarticulé
Les passions mazoutées ne savent que déchoir
L'âme empoisonnée se répand tel un déchet

Je suis un dépotoir oublié sur les plages
Une pourriture délaissée n'importe où
Ma décomposition terminale emménage
Dans les recoins obscurs de mon cœur en remous

Un cri semble voler au loin comme un long râle
Ses échos prennent vie au fond de mon esprit
C'est une douleur que j'aurais fait taire mal
Et qui reviendrait démultipliée aigrie

Je fuis Je pleure mais mes pieds sont enlisés
Je ne puis plus bouger Tout mouvement demeure
Un supplice inhumain Je suis l'inhabité
Un désert salé qui vivait maintenant meurt