vendredi 27 janvier 2017

Le Héros Perdu : ACTE III

ACTE III

SCENE I

De nouveau au palais, la Mort se tient au centre de la pièce. Le Héros arrive par la grande porte. Un groupe de pauvres le suit mais s'arrête au perron. Parmi eux, on reconnaît, déguisé, Sylvain. Mais personne n'y fera attention jusqu'au moment venu... Un banquet est servi sur une grande table au fond de la scène. C'est la fin d'après midi.



La Mort : Alors Héros! Es-tu calmé?
Le Héros: Pas tout à fait!
M'assurez vous qu'à vos ordres, j'aurais...?
La Mort : Si fait!
Que veux tu?
Le Héros: Je voudrais...
La Mort : Quoi? Parles! Tu l'auras!
Le Héros: Je voudrais qu'à ces gens, on fasse un meilleur cas...
La Mort : Je ne comprends pas! Que...?
Le Héros: Voyez-vous, à la porte
Je les ai trouvés. Or je suis un philanthrope
Face à des opprimés...
La Mort : Auriez vous quelques gênes...
A ... m'aider?
Le Héros: Ce n'est pas pareil!
La Mort : Bien!
Le Héros: Pour ma peine...?
La Mort : Oui?
Le Héros: Etre riche ne serait pour me déplaire...
La Mort : Bien sûr, philanthropie commence par soi même...
Le Héros: Certes, mais ces pauvres là ne me font pas rire.
Pourrait-on, pour ce soir de fête, les nourrir
Au banquet cuit pour moi...?
La Mort : Mais tu n'y pense pas!
Le Héros: Que vous en coûte-t'il pour conduire mon bras?
La Mort : Enfin! Ne vois tu pas les suites de cet acte?
Le Héros: C'est ça ou rien!
La Mort : Ma foi, c'est un assez bon pacte.
Mais quelle est la raison de ce vif changement?
Le Héros: J'ai songé qu'avec tous vos problêmes, le temps
Vous manquait pour, de vos gens, bien vous occuper.
Ainsi, me raliant à vous, le temps gagné
A me substituer à vous sera pour eux.
Je contribuerai donc pour moins de malheureux.
La Mort : Noble que tu es! Je te reconnais bien là!
Tu conjugues ton coeur et ta bourse!
Le Héros: C'est ça!
La Mort : Soit! Qu'ils entrent! Ce soir verra leur réconfort!

SCENE II

Capital et Avarice rentrent à ces mots par la porte du trône et aperçoivent les mendiants qui hésitent à rentrer.


Capital : Qui sont ils? Vous parliez, la Mort, de réconfort?
Qu'est ce à dire?
La Mort : Je sais que ces gens vous répugnent...
Capital : Alors pourquoi nous les imposer, ces verrues?
La Mort : Capital, il s'agit du souhait du Héros
Que de leur apporter nourriture et repos...
Capital : Quoi?!
Avarice : Quelle douce idée...
Capital : Hein!?
Avarice : Quelle douce idée!
Capital : (Coléreux) J'avais bien entendu! Vas tu te justifier?
La Mort : (Tout bas) C'est à propos de ce que vous savez...
Capital : Et bien?
La Mort : (Même jeu) C'est son prix. C'est peu cher payé.
Capital : Que c'est malin...
Avarice : Que chuchotez vous?
Capital : Nous? Rien!
Avarice : Vous chuchotiez!
Capital : Mais...
La Mort : Nous disions: Quelle douce idée!
Capital : C'est pourtant vrai!
Avarice : Oh père!

( La Mort se rapproche du Héros. )

Ce garçon me plaît! Est il marié?
Capital : Euh... Je n'en sais rien... Mais... Il faut lui demander...
Avarice : Voyons père! Je ne peux le faire. Mais toi...?
Capital : Avarice, tu veux à ce point le savoir?
Avarice : Oui!
La Mort : (Au Héros) C'est arrangé!
Le Héros: Bien!

( Il fait signe aux pauvres de rentrer. )
Capital : Héros, es tu marié?
Le Héros: Que...? Si je suis...?
Capital : Marié?
Le Héros: Non, mais mon coeur est lié.
Capital : Ah? A qui?
Le Héros: Je n'ose l'avouer?
Avarice : Oh si! Ose!
Le Héros: Je ne sais si je peux?
Capital : (Fatigue) Tu peux...
Le Héros: C'est une rose...
Avarice : Le poète!
Le Héros: Hélas!

( La Mort, imperceptiblement, s'est rapprochée des pauvres qui, tout en mangeant, encerclent peu à peu les personnages. )

Avarice : Oui?
Le Héros: Je n'ai pas son rang.
Avarice : Cela peut s'arranger.
Le Héros: Ce n'est pas évident.
Avarice : Mais si! Mais si!
La Mort : (Montrant un pauvre) Allons! Qu'est ce que je découvre?
Sylvain, que fais tu là?
Capital : Quel est donc ce remous?
La Mort : Seigneur, parmi ces gueux se tient Sylvain le traître!
Capital : Quoi?
Sylvain : Parle donc pour toi! Messieurs, finis la fête!

( A ces mots, les pauvres se découvrent, dégainant des épées et maîtrisant tout le monde. )

Capital : Quelle est cette félonie?
Avarice : Que Dieu nous protège!
Que ne vous battez vous, Héros?
La Mort : (Maugréant) Il est de mèche!
Avarice : Non, cela ne se peut pas!
Le Héros: Si! Pour la Princesse!
Avarice : Non, je ne le crois pas! (Elle éclate en sanglots.)
Capital : Vous voulez mes richesses!


SCENE III

La Reine entre avec des gardes.


La Reine: Elles ne sont pas à vous!
Capital : Vous! C'est votre faute!
Gardes! Emparez vous en!
1 garde : Tenez la moins haute!
Capital : Quoi?!
2 garde : Mais votre dragée!
Capital : Enfermez la Princesse!
Sylvain : (Ironique) Non, Reine! Maintenant que votre règne cesse.
Capital : Jamais! Je l'ai construit de mes propres mains!
Sylvain : (Même jeu) Sales!
Capital : Je saurai le garder!

( Capital se précipite sur la Reine, poignard en main. Le Héros qui tourne le dos à Capital, face à la Reine, se retourne et Capital s'empale sur son épée. )

La Reine: Oh!
Capital : Aaah!

( Capital s'écroule mort, le Héros est ahuri. )

Le Héros: Qu'est-ce?
Sylvain : (Encore ironique) Son râle!
Avarice : Non! Père! Non! Qu'as tu fait, Héros? Assassin!

( Elle se jette éplorée sur son père. )

Le Héros: Je...
La Mort : (Sarcastique) Son devoir! Voilà qui est beaucoup plus sain!
Sylvain : Que veux tu dire?
La Mort : Mais... Plus besoin de procès!
La Reine: Que si!
La Mort : Ah?
La Reine: Tu t'oublies!
La Mort : Moi?
La Reine: Tu n'es pas en paix!?
La Mort : Eh! Moi, j'ai le sommeil léger comme un bébé.
La Reine: Ah oui? Pourtant je me permettrai d'en douter!
La Mort : Que me reproche-t'on?
Sylvain : Tu oublies tes méfaits?!
Parle nous du Roi, de son étrange décès!
La Mort : Quoi? Vous m'en accusez! J'ai été acquittée!
Sylvain : Grâce à l'alibi que Capital t'a donné!
La Mort : Et alors?
Sylvain : Maintenant qu'il restera muet,
Qui pourra te sauver?
La Mort : Mais il avait juré!
Aah! Qu'importe! Vous, vous devriez vous méfier.
(Montrant la Reine)
La Reine: Ah oui?
La Mort : Oui! Un traître s'est parmi vous glissé.
Sylvain : Quoi?
La Mort : Et c'est lui qui a commis l'assassinat
De votre aimé Père, voilà dix ans déjà...
Sylvain : Que nous chantes tu la?
La Mort : Les faits! Rien que les faits!
Mais hélas! Non pas que cela me déplairait...
Mais je ne peux là le dénoncer.
La Reine: Et tes mains?
La Mort : C'est qu'il pourrait très bien m'en vouloir, je le crains.
La Reine: Et bien, nous allons te protéger de ce traître...
La Mort : Ah... ! (Joyeuse)
Sylvain : Mais...
La Reine: Qu'on l'enferme comme souffrant la lèpre!
La Mort : Hein? (Surprise)
La Reine: Quoi? Ainsi tu seras en sécurité!
La Mort : Mais?
La Reine: Ce n'est pas ce que tu voulais!? ... Bien tenté!
La Mort : Je...
La Reine: Qu'elle soit seule et isolée, sans contact!
La Mort : Non! ... Je me vengerai!
Sylvain : (Joyeux) Bon! Allez, qu'on l'embarque!

SCENE IV

Les gardes emmènent la Mort et emportent le corps sans vie de Capital.


Avarice : Vois ce que tu as fait!
Le Héros: Il s'est jeté sur moi...
Avarice : J'espère que la Mort disait vrai et j'y crois!
Tu le regretteras! Rien ne te sauvera!
(S'adressant ensuite à la Reine)
Vous aussi! Je ne sais pas si elle est coupable,
Mais le traître qui vous a trompé, reviendra
Vous tuer pour venger la fin de Capital!
Aussi j'espère qu'il ne soit pas démasqué!

( Sylvain fait mine de faire taire Avarice. La Reine s'interpose. )

La Reine: Laissez! Laissez! On n'a rien à lui reprocher.
De cet usurpateur, elle n'est que l'infante.

( Avarice sort en courant, éplorée. )

La possibilité d'un traître est accablante.
Sylvain? Veillez à vous informer sur ceci!
Avant que je l'oublie... J'ai un autre souci...
Sylvain : Oui?
La Reine: Comment pourrait on remercier le Héros?
Le Héros: Oh, Majesté...
La Reine: Vous avez aidé le complot.
Le Héros: Oh... Si peu...
La Reine: Il faut vous en rendre grâce.
Le Héros: Assez...
Sylvain : Tu ne peux refuser.(Plus bas.)
La Reine: Vous serez bien payé.
Le Héros: Payer le pur désir de voir la Liberté
Régner dans ce pays?
La Reine: Oh, belle qualité!
Sylvain! Veillez à bien nous le récompenser!
Sylvain : Ce sera fait!

( On entend des cris de foules venant de la grande porte. )

La Reine: Mon peuple! Je dois vous laisser!


SCENE V

La Reine sort suivi de ses gardes restants. Il n'y a plus que Sylvain et le Héros. Un long silence.


Sylvain : Dis moi quelle est ta vraie motivation, Héros!
Le Héros: Comment ça!
Sylvain : Ton aveu! De qui es tu dévot?

( On doit sentir un certain trouble. On hésite sur le sens des mots de Sylvain. )

Le Héros: Mais je...
Sylvain : Qui aimes tu donc? J'ai tout entendu.
Tu allais le dire avant d'être interrompu
Par notre coup d'éclat.
Le Héros: Oh non! Je n'ose pas!
Sylvain : Allez! Vas-y! Je ne le répéterai pas!
Le Héros: Je suis fou amoureux de...
Sylvain : De?
Le Héros: De votre Reine!
Sylvain : Ah! (Grave)
Le Héros: Hélas!
Sylvain : Je comprends, oui, maintenant ta gêne...
Je ne puis t'aider à savoir ses sentiments.
Mais pourquoi pas? Tu peux être son prétendant.
Le Héros: Oh, je ne me fais pas d'illusions...
Sylvain : Garde espoir!
Aurais tu donc prévu aujourd'hui cette gloire?
Le Héros: Non, certes. Et j'en suis le premier étonné.
Sylvain : Alors comment fais tu pour cet Amour juger?
On ne peut prévoir l'avenir!
Le Héros: C'est arrivé!
Sylvain : Ha?
Le Héros: Oui, souviens toi! Tu m'as dit ma destiné!
Sylvain : Moi?
Le Héros: Mais oui, lorsque nous nous sommes rencontrés!
Sylvain : C'est un pur hasard. Que vas tu imaginé?
Le Héros: Rien du tout! Ta prédiction s'est vérifiée!
Sylvain : C'est tout à fait fortuit!
Le Héros: C'est pourtant arrivé!


SCENE VI

La Reine alors reparaît mais ils ne la voient pas arriver.


Sylvain : Bon, bon, d'accord. Il est vrai que ma prophétie
S'est retrouvée avec les faits en harmonie.
La Reine: Voilà qui suscite mon intérêt!
Sylvain : (Ils s'inclinent tout deux.) Ma Reine!
La Reine: Non, relevez vous! Vous soulagerez ma peine.
Désormais, vous serez Chancelier du Royaume!
Sylvain : Oh, Majesté!
La Reine: Le peuple a grand besoin d'un baume!
Vous saurez me donner des conseils avisés!
Sylvain : Mais ce n'était que fortuit...
La Reine: Loin de dévier
Mon avis, ce fait vient confirmer mon choix!
Sylvain : Mais...?
La Reine: Non! Votre instinct sera pour mon peuple un bienfait!

SCENE VII

Un garde accourt affolé.


Le garde: Ma Reine! Ma Reine! La Mort! La Mort!
La Reine: Et bien?
Le garde: La Mort! La Mort!
Sylvain : Calme toi!
Le garde: La Mort!
Sylvain : Bon... Ca vient?
Le garde: Elle s'est... Elle s'est...
Sylvain : Prends ton temps! Là, c'est bon?
Le garde: La Mort s'est échappée! (Rapide après une inspiration)
Tous : Quoi?
Le Héros: Quand?
Le garde: A la prison!
Il y a peu! Elle a assommé ses gardiens!
Sylvain : Il faudra les punir! (Furieux)
Le garde: On a lâché les chiens!
Sylvain : Oui, vous avez bien fait! Mais comment une femme...?
Le garde: Elle s'est servie de la ruse et de leurs armes...
Sylvain : Elle est dangereuse...
Le Héros: Je vais la rechercher!
Sylvain : Mais nous y allons tous! Il faut vous protéger,
Ma Reine!
La Reine: Soit! Je me retire dans ma chambre.
Sylvain : Soldat! Accompagne la jusqu'à l'antichambre!

( La Reine et le garde sorte par la porte du trône. )

Bien, cher Héros! Il faut y retourner encore!
Le Héros: Je prends la prison! (Il sort par la porte des gardes.)
Sylvain : Où te caches tu, la Mort?
(Il sort par la grande porte.)

SCENE VIII

Après un temps assez long, la Mort accoure une lance rougie de sang à la main, essoufflée, par la porte des gardes.


La Mort : Ah... Je crois que je les ai semés... Sales chiens!
J'ai eu de la chance... Ce canal fut divin!...
J'ai noyé ma trace! Quel bain de pied ce fut!...
Ce n'est pas ici qu'ils me chercheront le plus!...
Mais il faut sauver ma tête! Voyons! Un plan!
Ah! Comment pourront ils être à nouveau confiants?
Il faudrait... Il faudrait leur fournir un coupable!


SCENE IX

Sylvain arrive par la grande porte à l'insu de la Mort.


Je n'ai qu'à accuser le Héros de pendable!
Quel mensonge! Voulez vous un traître? En voilà!
Ainsi je prouverai à tous ma bonne foi!
Tiens! Mon crime passé contre ce cher vieux Roi,
Je l'accuse aussi!
Sylvain : C'est donc toi, l'assassinat!
La Mort : Sylvain! (Effrayée)
Sylvain : C'est moi! Rends toi!
La Mort : (Reprenant ses esprits) Que Nenni! Mais... merci!
Sylvain : Merci? Pourquoi?
La Mort : Ah ah! La chance me sourit!
Sylvain : Tu divagues!
La Mort : (Elle jette sa lance.) Non, je te tue!
Sylvain : (Il tombe mort) Aaah!

SCENE X

Le Héros accoure par la porte des gardes. Il voit d'abord la Mort puis enfin Sylvain. La Mort s'était déplacée jusqu'au trône. Sylvain est étendu près de la porte des gardes.


Le Héros: Vous! J'avais
Bien vu! Je m'en doutais! L'ombre t'appartenait!
La Mort : Tu arrives trop tard.
Le Héros: Trop tard? Mon Dieu! Sylvain!
C'est toi? Tu vas payer! (Il prend la lance.)
La Mort : (Indiquant la porte du trône) Que non! Car vois qui vient!


SCENE XI

La Reine et les gardes arrivent, alertés par les bruits, par la porte du trône. Avarice arrive par la grande porte.


Ma Reine, protégez moi de sa félonie!
Le Héros: Quoi?

( La Reine voit Sylvain, puis le Héros avec la lance ensanglantée dans la main. )

La Reine: Sylvain! Qu'est il arrivé?
La Mort : Reine, c'est lui!
Sylvain à entendu notre conversation.
Alors ce fourbe l'a tué!
Le Héros: Quoi?! Invention!
La Mort : Comme il avait tué votre père!
Le Héros: Elle ment!
La Reine: Silence!
La Mort : J'étais parmi les seuls au courant.
En effet, il était à notre solde!
Le Héros: Quoi?!
La Mort : Et Sylvain, hélas! l'a entendu de sa voix!
C'est pour cela qu'il faut me protéger!
La Reine: Silence!
Le Héros: Vous ne la croyez pas!
La Reine: Je... (Indécise)
Le Héros: Ca n'a aucun sens!
Avarice : Ne nie pas! Maintenant, je me rappelle tout.
Tu étais là le soir du meurtre, parmi nous!
Le Héros: Mais...
La Reine: Emparez vous de lui!
La Mort : (Rassurée) Merci!
Le Héros: (Ceinture par les gardes) Majesté!?
La Reine: Qu'on l'enferme en prison! Je l'avais mal jugé!
Le Héros: Non, ne les écoutez pas! Non!

SCENE XII

Les gardes l'emmènent donc. Ses derniers mots sont entendus des coulisses. La Reine se penche sur le corps de Sylvain.


La Reine: Mon chancelier!
Quant à toi! (Se relevant et tendant un doigt accusateur vers la Mort)
La Mort : (Craintive) Je l'ai dénoncé!
La Reine: Tu as tardé!
La Mort : Mais...
La Reine: Suffit! Néanmoins, tu es innocentée.
La Mort : Oh merci, Majesté!
La Reine: Maintenant, la Cité
Apprécierait ta fuite avant demain matin!
Car tu ne saurais t'échapper... dans du sapin! (Sardonique)
La Mort : Que... ?
La Reine: ... Lui même six pieds sous terre! Va! Détale!
Fuis! Ou tu rejoindras ton très cher Capital!


SCENE XIII

La Mort s'enfuie par la grande porte du palais. Silence.


Avarice : Que ferez vous pour... (Gênée)
La Reine: Pour?
Avarice : Sera t'il condamné?
La Reine: Je ne sais pas encor! S'il pouvait avouer... ?
Avarice : Si vous voulez, je puis l'inviter à parler... ?
La Reine: Oui... Pourquoi pas...?
Avarice : Ah...
La Reine: Mais...
Avarice : Oui?
La Reine: Sans le torturer!
Avarice : Bien sûr, je n'y songeais pas même un seul instant!
La Reine: Qu'il parle! La prison à vie, s'il se repent...
Avarice : C'est sa récompense?
La Reine: Sinon sa tête tombe...
Avarice : Il n'hésitera pas alors une seconde!



Avarice part par la porte des gardes pour la prison, laissant seule la Reine perdue dans ses pensées.

Rideau.