dimanche 15 janvier 2017

Lentement le papillon

Lentement le papillon se mue en chrysalide
Il pense aux fleurs et au vent qui l'ont accompagné
Sa transformation commence, son corps recouvert de liquide
Petit à petit ses ailes s'évanouissent, dévoilant un corps annelé

Ses yeux qui ont vu tant de beauté
Fondant en des cils rétractils
Ses pattes qui ont caressées l'être aimé
Se déperissent empêchant tout exil

Sa peau douce et soyeuse autrefois chaude et sensible
Celle qui a partagé les contacts les plus doux
Cette peau devient flasque et inaudible
Le plongeant dans un nouveau monde trop grand et trop flou

Il ressort rampant, retournant vers la terre
Au passage ingurgitant une feuille pourrie
Il se perd et sa mémoire et son vivre amer
Poussière était, poussière sera, ainsi va la vie

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