mardi 24 janvier 2017

Lentement les vapeurs prennent mon territoire

Lentement les vapeurs prennent mon territoire
Elles imprègnent mes oripeaux d'un fumé
Qui voile les parfums de mes noirs souvenirs

Jamais ne s'engouffre le doux vent de l'espoir
Elle s'incruste au plus profond l'humidité
Qui rouille chacun de mes actes et désirs

Maintenant ce marais se répand dans mon âme
Il draine sentiments et raison dans l'oubli
Qui dissout mon être dans cet océan noir

Toujours s'effondre le souvenir de ma flamme
Les cendres recouvrent de mon cœur tout le lit
Ma vie s'évanouit à l'aube du grand soir

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