vendredi 20 janvier 2017

L'ombre large et puissante s'immisce dans les foyers incertains des rats de l'apocalypse.

L'ombre large et puissante s'immisce dans les foyers incertains des rats de l'apocalypse.
Ils ne savent pas où terrer leur peur démesurée et sans complexe écrasent le reste d'humanité qu'ils cachaient. C'est un étrange bal auquel participe le monde inachevé d'un désert innocent. Les valses mortuaires succèdent aux rocks endimanchés des curés de la paroisse, laissant traîner leur bure sur le plancher recouvert de stupre. L’œil malicieux, l'orchestre italique aligne les airs viciés, l'instrument suprême, la faux, parcourant l'épaisseur des êtres avec facilité. Tourne, tourne et tourne encore! Tranche, tranche et tranche encore le fil de ses vies désarticulées, illusoires et perdues dans leur propre rêve de grandeur désavouée! Chacune d'elle n'offre aucune résistance, s'y étant préparée. C'est un spectacle décousu, sans costume ni masque, l'ombre s'y accorde avec délice et sera seule dernière lors du dénouement, du salut final.

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