jeudi 9 février 2017

Amour onirique

Elle m'appelle du coin de l'œil, chaleureuse.
Je m'approche et elle m'offre ses mains, ses lèvres.
Tendrement nos baisers l'emmènent dans mes bras.
En me souriant, elle me souffle tout bas
Des mots vaporeux, langoureux comme je t'aime.
Mes mains lui disent combien je suis amoureux.

Ses baisers dans le cou électrisent mon cœur.
Ses yeux coquins déboutonnent son chemisier.
Ses mains dans mes cheveux, les miennes sur ses seins,
Nos bouches s'unissent, nos corps se font câlins.
Nos caresses gagnent en sensibilité.
L'éclat qui annonce, de notre union, l'ampleur.

Tel l'étalon emporté par sa puissance,
Nous nous laissons soulever par notre passion.
Tous nos baisers s'offrent pour échos nos ébats.
Et bientôt nos deux corps sont pris de jouissance.
Tout comme nos baisers, tout est à profusion.
Par notre amour, nos raisons partent en éclat.

Enfin telle une source jaillissant du sol,
Qui se serait contenu depuis fort longtemps,
Nos corps se libèrent, l'esprit un peu absent,
De cette étreinte puissante, maintenant molle.

Mais nos lèvres n'en finissent pas d'embrasser.
Son corps devient l'œuvre que le potier travaille.

Je suis ce potier qui la caresse, artisan.
L'argile humide prend l'aspect de son ventre,

Après s'être moulée en ses seins, en sa taille,
Nous nous reposons enfin après un baiser.

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