mercredi 15 février 2017

J'avais terrassé le dragon de solitude

J'avais terrassé le dragon de solitude
Tout mon corps baigné dans son sang me renforçant
Un Siegfried de nos jours, heureux et se battant
Près de sa Princesse une vie de plénitude

Quasiment immortel je menais mes combats
Non pour la gloire mes pour ses profonds yeux bleus
Mêlant l'Arthurien et les succès par le feu
Ma quête était parfaite et ma Reine une aura

Ce n'est pas un vilain, un traître dans le dos
Qui mit fin au bonheur, ni un dragon de feu
Ce fut celle avec qui j'avais dédié mes vœux
D'un coup sec, pour seule arme avec des tendre mots

Ma seule faiblesse, mon cœur toujours fragile
Elle a ouvert mon torse arrachant mes défenses
Une pluie béante envahit mon existence
Mon âme sœur brisant ce héros, notre idylle

Blessé à mort, il se cache dans la noirceur
Des grottes humides, son cadavre enchaîné
Ses larmes infinies, son âme dévastée
S'isolant pour ne pas imposer sa douleur