mardi 14 février 2017

La nuit tombe et elle pénètre dans sa chambre

La nuit tombe et elle pénètre dans sa chambre
Où ses parfums discrets, ses senteurs sulfureuses
Se mêlent en une moiteur de musc et d'ambre,
Comme une histoire au lourd regret laissant songeuse.

Elle se dénude, un frisson la parcourant,
Souvenir d'un amant déchu la regardant.
Un à un, les voiles de son corps s'effeuillant,
Reste une bague pour unique vêtement.

D'un œil charmé, elle contemple cet objet.
A son doigt, il brille de mille et un éclats.
Son œil devient rageur a l'idée du passé.

Alors de sa beauté nubile et dévoilée,
Elle se lève et glisse à son clou ce carat,
La bague parmi tant d'autres ainsi rangée.

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