jeudi 16 février 2017

Le souffle court, il s'éveille à l'aube d'un jour

Le souffle court, il s'éveille à l'aube d'un jour
Qui étreindra son cœur d'une sensation sourde.
Jamais il ne pourra oublier ce passé
Qui harcèle sa mémoire comme un damné.
     Il pense encore à cet amour.

Ses pensées déambulent dans ces longs couloirs
Que forment souvenirs, peurs, joies et désespoirs.
Ses larmes tracent ces sillons comme autant de
Chemins vers ce rappel poignant : Vous étiez deux.
     Il pense toujours mais en noir.

Avant son sommeil et à son réveil, il voit
Immanquablement cette image d'un corps, toi,
Penché sur le sien et ce contact, O divin,
De tes lèvres chaudes et de tes douces mains.
     Il pensera même après toi.

De s'accorder une autre chance à essayer.
En vain, il est par trop réfractaire, navré !
Il ne se sent plus capable auprès de Venus,
De jouer Valentin, de vaincre tel Julius.
     Il ne pense plus qu'à pleurer.

Tu as placé sous la corde de son cœur lourd
Un chiffon ensanglanté qui l'a rendue gourde.
Peut-être joue-t-il pour quelque nymphe hélas,
L'entendre, il ne peut plus. Il attend qu'elle casse
     Et il pense, sera un jour.