jeudi 16 février 2017

L'hiver obscur gronde entre les arbres jaunis

L'hiver obscur gronde entre les arbres jaunis
Les gens s'agglutinent comme pour mieux s'aimer
Mais ils ne font qu'une ritournelle sans vie
Qui tourne et tourne mais qui ne sait s'arrêter
     Le long d'une rue je me promenais
     Et c'est toi ma fée que j'ai rencontrée

Le pavé est secoué de ces pas si nombreux
Qui viennent le harceler en talons de fer
Mais c'est de leur cœur gris que monte ce son creux
Un peu de folie ne serait pour me déplaire
     Dans cette rue où je me promenais
     C'est bien toi ma fée que j'ai rencontrée

Tous ces immeubles froids sont en tous points égaux
A leur âme inhumaine et leur cœur trop humain
Car en plein jour entre qui veut dans leurs bureaux
Mais quand la nuit tombe il ne reste que chagrin
     J'aime dans cette rue me promener
     Car c'est ici que je t'ai rencontrée

La grande ville est comme notre société
Construite par la vie de sa population
Sa taille l'empêche de vraiment se soucier
De l'avenir d'une seule fragmentation
     J'aime avec toi ici me promener
     Car cette rue nous a vus nous aimer