vendredi 19 mai 2017

Automatique : Blessure de mes rêves

L'Aigle noir ce matin s'est saisie de ma gorge avec ses serres acérées
Les griffes se sont plantées dans mon cou et mon sang coule comme mes larmes
Pourquoi mon double, mon ombre, mon regard discret agit ainsi violemment
Je pleure et mes larmes se mélangent à mon sang, coulant le long de mon corps

Une pluie rouge allégée s'enfuit de mon corps
Mon âme est déchirée, je subis des attaques dans ma tête
Pas de mon ami l'aigle, mais de l'extérieur
Mais pourquoi s'est il retourné contre moi

Je le regarde, il ne me répond pas, le silence demeure comme seul échange
Je dois entrer en moi, stopper l'hémorragie sentimentale
Stopper ce flux de douleurs, de sang et de larmes

Et je comprends, doucement, mais difficilement, avec tristesse
Je suis seul, abandonné par ceux que j'aimais
Malgré eux, peut-être à contre-cœur, et selon ma volonté

Mes larmes et mon sang se répandent sur le drap de mon lit
Allongé comme sur un lit mortuaire
Mais je suis vivant, et je veux exister et avancer

Je les aime, je leur pardonne

Et l'Aigle relâche son étreinte douloureuse et morbide
Son regard, toujours aimable, me sourit

Je les aime, je leur pardonne

J'ai pu blesser, sans le savoir, moi aussi
Je ne suis pas parfait, mes intentions étaient aussi pures que possibles
Je ne veux pas suivre cette voie de la violence
Je ne veux pas faire souffrir ni me venger

Je les aime, je leur pardonne

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