samedi 20 mai 2017

Automatique : Le vent

Le vent siffle dans mes oreilles
Il hurle les pleurs des moments passés
La Licorne se présente devant moi
Me demande de la suivre
Mes mes jambes refusent de bouger
Prisonnier de mon argile cuite
Mon cœur voudrait s'envoler avec elle
Mais mes racines pourtant pourries sont bien ancrées

Le vent souffle dans ma tête
Il emporte et soulève les espoirs déçus
L'Aigle se tait, il reste loin derrière
Caché dans les montagnes de mes pleurs
Je voudrais l'appeler mais ma gorge est serrée
Un cri rauque voudrait sortir
Mais c'est à peine si je peux respirer
Le couvercle de marbre de mon tombeau
Me pèse sur mon âme esseulée

le vent s'éloigne, laissant ma carcasse
Seule face à à la Camarde de mes émotions
Elle ne sourit pas, elle me fixe, elle attend
Non ! Je ne veux pas disparaître
Tel des atomes dans l'espace intersidéral
Vidés de toutes interactions

Le vent s'en est allé, seul mon souffle court demeure
Il vrombit dans la cage de mon esprit
Mon bateau s'est échoué, planté sur des rochers
Je ne peux plus bouger
Je ne peux plus respirer
Mais je veux vivre, exister
Et ce marbre qui m'oppresse

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