samedi 27 mai 2017

La plume du poète est son médicament

L'envie de hurler ses émotions, ses douleurs
Et son ventre étripé, écartelé sur place
L'avenir incertain, les doutes qui nous glacent
L'esprit accaparé, ensablé dans ses peurs

La plume du poète est son médicament
De l'âme et de son cœur, pour un instant, il rêve
Il vit, il existe, pour un instant la trêve
Du désespoir et ses rimes sont des onguents

Distance du papier, il reprend le contact
Avec la nature qui l'entoure, ébloui
Ses pieds encrés au Sol, toujours en harmonie
Ses vers donnent le La à l'opéra, son pacte

Il observe ceux qui souffrent et, compassion
Caresse leurs âmes, les poussant au voyage
En laissant derrière eux leurs biens trop lourds bagages
Espérant que leur cœur absorbe la passion

L'auteur ne peut savoir si son imaginaire
Ses réflexions sur le sens de la vie, l'amour
Sauront trouver écho ou resteront trop sourd
Pour les rares lecteurs de son petit bestiaire

Quoi qu'il en soit, il est crucial de partager
D'aimer, de pardonner et toujours d'avancer