dimanche 28 mai 2017

Lune sur ce lac reflétée

Voici mes tempêtes dans mon crane isolé
Qui deviennent une simple brise d'été
Elle porte l'Aigle bien haut dans l'éthéré
Il me survole avec bienveillance, calmé

Je le fixe un instant mais le Soleil le cache
Regarde alors ce lac dont le plan est sans tâche
La Lune prend place, mon Aigle se relâche
Je peux voir, même loin, s'exprimer son panache

Ma barque héberge mon cœur là rassuré
Elle glisse sans bruit, la fureur éloignée
A la surface, mes iris à la nuitée
Acclimatées voient un visage questionner

Aucun son si ce n'est le souffle au fond de moi
Son regard indécis, est-ce un reflet d'émois
Enfouis dans mon âme, mon égo sans un Toi
Un souvenir bleuté susurré sans ma voix

Le temps se fige et mon Aigle plane léger
Le futur est une porte dont j'ai la clef
Joignant mes mains, Lune sur ce lac reflétée
J'observe mes pensées, mes pleurs, mes vanités

Alors je saisis ma plume et mon encrier
Et d'un seul mouvement, ma main vient dessiner
Mon poème se forme en vie sur mon cahier
Puis le temps reprend, je peux enfin respirer