jeudi 1 juin 2017

Thébaïde de l'aimée

Puisque ne peux aimer à nouveau une femme
Car mon cœur est donné, reprendre c'est voler
Il ne me reste que la compassion de l'âme
Un amour bien plus pur, sans exclusivité

Ceci n'est pas un choix, c'est moi et ma nature
J'aurais pu préférer pouvoir papillonner
Aller de cœur en cœur, de corps en corps, luxure
D'un être abandonné, être un peu plus léger

Mais ma constitution, au-dessus de vos lois
M'empêche de mentir, de jouer avec vous
Je vis et je souffre, j'ai mes propres émois
Mais de mon couple, je reste amoureux fou

L'histoire est bien finie, elle n'est plus que cendres
Un pays dévasté d'où rien ne peut renaître
Pourtant je garde au plus profond, dans mes méandres
Une flamme à jamais nue, cachée sous mes guêtres

Elle donne force à chacun de mes espoirs
Elle éclaire ma vie dans les jours bien trop sombres
Mes rêves embellis deviennent mes prétoires
Je vis, je suis quand même et ne suis pas mon ombre

L'amour était pourtant l'alpha et l'oméga
Et toutes mes pensées, mes actions, tourmentées
Par ce but ultime, loin de tout apparat
Mais je suis condamné, thébaïde de l'aimée

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