jeudi 8 juin 2017

Un jour, émoi et moi

En plein jour je me fuis, j'oublie pourquoi je suis
Emporté par le flot de mes contributions
Engagé au travail, esclave sans passion
Sans doute utile à la communauté réjouie

La nuit je m'enfonce dans un sommeil profond
Perdu dans les limbes de Morphée amoureuse
Je ne vis pas non plus, l'âme n'est pas heureuse
Elle est en statue, oubli de toute ma raison

Le soir je suis face à mon isolement terne
L'écran luminescent comme seul compagnon
Le clavier pour ma voix dans un silence long
L'égo de résister à ce reflet en berne

Le matin, délivré de cette camisole
Les pensées translucides affrontent mes larmes
Me racontant toutes sortes de mélodrames
Lors que je reconnais vrai du faux, les symboles

Vient alors l'écriture ouvrant méditation
Mes sens et ma raison reprenant le dessus
Pour chaque mot gravé disparaît la sangsue
Et mon être survit à ses propres passions