mercredi 26 juillet 2017

L'ouragan se lève

L'ouragan se lève et ballait la terre
Soulevant poussières et remords
Il assèche mes frondaisons et mes buissons

Le feu qui brule en moi se répand
Poussé par les vents violents de mon regard

Cet aigle parfois tendre, parfois morbide
Mes yeux sont les seules sources d'humidité

Je regarde mes terres se consumer
Brasier de l'enfer dans mon âme

Ma non maîtrise des rapports humains
Me conduit inexorablement à des gouffres

Je ne voudrais que les cimes argentées
Ces monts enneigés, purs et silencieux
Balayés doucement par les alizés

Mais je me consume, ne sachant quels mots
Quels gestes m'approprier

Alors je plonge au fond de moi
Je rejoins tant bien que mal ce lac
Cette conscience impermanente et réelle
Ce moi profond qui porte mes fondations

Et doucement, je remonte, éteignant mes flammes
Doucement, je me calme, espérant un futur
Mais ici et maintenant, sans but ni profit