mercredi 25 avril 2018

À nu

Mon coeur, repose ta douleur dans mes mains
Mes peurs, déposent ta fureur dans le vin
Non celui spiritueux mais celui spirituel
Non celui si vaporeux mais celui sans visuel

Mes mots, viennent chercher la racine de mes maux
L'écho d'une histoire aux chemins rocailleux ou beaux
Inscrivez les images d'un temps passé
Les sonnets d'un mirage aux vents trépassés

Que la spirale redevienne un cercle vertueux
Que mes dédales se souviennent du verbe heureux
Le regard tourné vers l'infini humanité
La Lune argentée sur tous ces lacs reflétée

Le temps n'a plus aucune importance
L'instant présent est une évidence

Les pleurs ne sont que quelques gouttes
Qu'effleure mon fleuve sans joute
Le passé nourrira peut-être encore de ses limons mes terres
Le futur renaîtra d'un être au corps émacié, loin de l'enfer

Les regards, les faux semblants peuvent tournoyer
Sans fard, sans écho, jamais plus se fourvoyer


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