vendredi 27 avril 2018

L'aigle asphyxié

La faux s'élève dans le ciel, miroir de Lune
Ses moulinets voudraient couper les ailes
De l'aigle majestueux

L'orage irradie le fond étoilé et les dunes
Ses éclairs s'abattent et ensorcellent
Son regard mystérieux

Les arbres secoués récusent un quelconque appui
Ses branches s'échappent à ses serres douces
Étouffé d'un air vicié

La tempête se déchaîne à sa surface où luit
Sur l'écume des pleurs qui, ses plumes, éclabousse
Il ne peux dessus glisser

Et son cri se perd dans les éléments déchaînés
Sa vue perçante est brouillée, aveuglé
Aucune direction pour le sauver

Les courants chauds glacent son corps dénudé
Alors il s'élève où il ne peut respirer
Un dernier acte désespéré


Rapace si fier
Ou colombe mortifère
Ses pleurs comme un lierre


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