mardi 17 avril 2018

L'interdépendance

Si la mer était colère
Je soupirerais une prière
Si le Soleil était fureur
Je limiterais ma peur

Si les vagues étaient des pleurs
J'humidifierais mes heures
Si la terre était mortifère
Je me lèverais sans fer


Jeter un profond regard sur soi
Pour clarifier la source de nos émois
Observer la Lune et ses reflets
Comprendre la nuance entre ressentis et faits


Les saisons se succèdent en tableaux
Ni bons, ni mauvais mais juste beaux
Le froid, la chaleur, les bourgeons, le dénuement
Je les accueillerais sans truchement

Les vies s'enroulent dans leur vision étriquée
Je préférerais observer l'équité
Les hurlements et les silences sont fanés
Lorsque je les entendrais, instantanés


Se connaître pour apprécier l'autre
Pour l'écouter et ne jamais être apôtre
Inspirer le même air que toutes vies
Apprendre à dépasser ses envies


La fleur abonde en nectar
Pour l'abeille oubliant son dard
L'interdépendance des espoirs
Nourrit l'une et l'autre sa mémoire



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