samedi 28 avril 2018

Poésie à quatre mains : Alicia Victoriama - 251

Le vent du soir passe
Emporte l’émoi
D’une lente valse
Jouer dans l’effroi

Coulent les larmes
Comme sept écluses
Relève les armes
Elle n’a pas d’excuse

Au matin la glace
Fond sans un pourquoi
Laissant à sa place
Des maux restant coi

S'effaçant le charme
Pour l'âme recluse
La vie sans vacarme
Au matin récuse

L’âme point ne trépasse
À la plume et la poix
Le désarroi se tasse
Le coeur reste en croix

Refuse la marge
Du sourire abuse 
Laisse la charge
Oublie ta muse

Les émotions dépassent
Les forts de leurs surpoids
Erreur du roi Midas
La vie ne se soudoie

Fuir sa propre image
Refuser l'excuse
Jamais ne ménage
L'être qui s'abuse

Le train de la vie hélas 
Hier S’est arrêté sur toi
Il continu sa casse
Sans compter sur ses doigts

Il fait tant de ravage
Pour quelques cornes muses
Ignorant les dommages
Des cœurs qu’il use

Quittant son blanc palace
Hier est un reflet froid
Où le présent s'efface
Derrière son beffroi

Ne pas être un sauvage
Comme un torrent qui fuse
Au bord de son rivage
Embrasser l'âme infuse

Tout emmêlé, tignasse
Le corps, le cœur en proies
D'une raison qui grimace
D'un ego d'autrefois

La rivière est ouvrage
De tous les temps, Méduse,
Permanente, sans veuvage
Mots coulant sans écluse

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