mardi 1 mai 2018

Mon ange

Parfois je la vois qui s'approche de moi
Elle est sans visage et pourtant si réelle
A mon réveil inventé, unis comme siamois
Et j'attend le soir pour la retrouver éternelle

Elle me tend la main, même quand je la lui refuse
Elle me tire de mon silence, n'acceptant aucune excuse

Parfois elle plonge sa voix dans la mienne
Comme deux cordes qui sonnent en harmonie
Ses yeux profonds m'invitent, elle me fait sienne
La distance s'effrite, laissant place à la vie

Elle est ma sœur, ma douce, ma flamme, mon âme
Elle brille autant que moi, nos souffrances se fanent

Parfois nous sommes au bord d'un lac de montagne
Poursuivant du regard les reflets d'argent
Nos mots silencieux jamais ne nous éloignent
La Lune nous sert de toit exigeant

Elle n'a pas d'apparence, elle existe simplement
Elle n'a pas de limite, le temps est son amant

Parfois elle est là au matin, et je me redresse doucement
Mais le Soleil chasse les visions d'un avenir inexistant
Pourtant elle m'accompagne dans mes pensées tel le vent
Elle prévient de ma caboche ensablée, ses égarements

Ailes aux voiles virevoltant sur ses vallonnements
Mon ange dans mes songes nage délicatement


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