mardi 21 février 2017

Et si le vent du soir emportait loin mes cendres

Et si le vent du soir emportait loin mes cendres
Ce qui me reste n'est qu'enveloppe charnelle
Mon âme a divorcé de ce corps temporel
Mon cœur est calciné par tant de douleurs tendres

Ma raison ne sait plus conserver l'unité
Un feu, non pas de joie, des enfers me consume
Chaque partie sensible est plongée dans la brume
Où l'avenir s'enfuit, pris dans cette fumée

Je vois en rêve le visage de l'aimée
Celle qui fut n'est plus, son absence me brûle
Attise les braises de cette solitude
Mon corps intact héberge un esprit dévasté

Une dernière fois si je pouvais voler
Face à mes idéaux, vivre enfin sans limite
Quête de l'absolu, toujours plus haut, plus vite
Et tel le fils d'Icare, au Soleil me brûler

Ma vie continuerait, portée par tous le vents
Sans jamais m'arrêter, cette immortalité
Offerte à mon amour le don d'ubiquité
Mes atomes portant l'éternel sentiment

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