vendredi 3 février 2017

Je me réveille au sein de mes papiers froissés,

Je me réveille au sein de mes papiers froissés,
Chiffonnés d'un sommeil agité sans repos.
J'émerge de mon noir monde tout empoissé
De souvenirs sans fond. Je rejoins mon ego.

J'immerge alors dans cet autre tout aussi sombre
Mais d'une évidence bien plus subjective.
Son deuil, il ne l'avoue qu'au travers de ses ombres,
Comme une faute de rien, une foi craintive.

J'ouvre mon monde à ce spectacle désolant.
Je parcours les chemins qui viennent et s'en vont.
Du regard, scrutant le moindre étincellement,

Mon esprit fouine dans chaque recoin visible.
Hélas cette brume a envahi tous les fronts!

Déçu, je replonge dans mon âme indicible.

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