mardi 7 février 2017

La nuit froide étend ses bras langoureux partout

La nuit froide étend ses bras langoureux partout
Autour de ces peuples qui d'un sommeil profond
Oublient les malheurs de la vie un certain flou
S'empare de leurs cœurs logeant l'espoir fécond

Les couettes une à une invitent leurs patients
A rejoindre la chaleur étrange du noir
Noir où ils deviennent des dieux ou des géants
Noir où ils se bercent de rêves illusoires

Et c'est sans aucun doute en ces instants grisés
Que je retrouve la ferveur du temps passé
Que je saisis le feu de mes amours vexées

Quand la nuit s'empare de moi là je revis
L'oiseau de mon âme s'élève sans un cri

Et je suis Il me reste au jour la poésie