lundi 20 février 2017

La vie, sombre désir violent

La vie, sombre désir violent
qui n'en finit pas de me torturer les viscères. Je crois voir le phare au sommet d'une vague, mais l'écume bientôt me recouvre sans savoir si elle sera le couvercle de mon tombeau marin. Les fonds abyssaux, quand bien mêmes noirs et obscurs, je les trouve plus lumineux quant à leur finalité : m'éloigner des gens à qui ma présence représente le pire supplice que l'on ait inventé.
Écrire revient à une sorte de trace ultime des choses ou gens que je détruis, une sorte de stèle, de monument aux chers disparus. Mais bientôt aussi, j'aspirerai cette ultime et dernier vestige de mon passage destructeur auprès de moi. Et là, libre de tout souvenir, de tout bonheur, libre de tout sourire, je ne serai plus... Sauf peut-être Amour.

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