mercredi 8 février 2017

Le vent soulève dans la ruelle une feuille morte d'érable

Le vent soulève dans la ruelle une feuille morte d'érable.
Celle ci s'attarde devant l'échoppe d'un bouquiniste. La porte s'ouvre, laissant pénétrer un homme vêtu d'un habit bourgeois. Le marchand, comme aspiré, se rapproche de cet individu. Il ressort avec un paquet sous le bras, et un peu moins d'argent dans le portefeuille. Le vent a tourné et le piéton s'en retourne sur ses pas, écrasant de ses pieds les feuilles traînant sur le parvis.

Rentré chez lui, l'homme offre le paquet à son fils adolescent. Celui‑ci, pris d'une joie frénétique, déchire l'emballage et découvre un livre à la couverture de cuir. Il possède une sorte de boucle qui le maintient fermé. L'ouvrant, le garçon inspecte les pages blanches de l'ouvrage, la texture du papier, l'odeur du cuir. Ravi, il le referme et embrasse son père. Ce dernier n'en attendant pas plus, se retire dans son bureau. L'adolescent va dans sa chambre, rouvre le bouquin et attrape un stylo...