mercredi 8 février 2017

L'ivresse obscure s'empare

L'ivresse obscure s'empare,
telle un gladiateur vainqueur, de mon âme dissipée. Les heures s'allongent, le temps se perd mais toujours le soleil se couche. Où que l'on aille, l'astre de notre vieillesse rythme les jours qui s'effacent. Les sourires illusoires, les plaisirs d'illusions, les soupirs désillusionnés : tout ce magma de silences mats se répand entre les interstices capricieux de mon cerveau décrépi, le drapeau de quarantaine flottant au malgré du vent immobile. Et je souffle sur ma vie. Une tiédeur artificielle m'envahit. Qu'importe si demain, à nouveau, le Soleil se couche...