lundi 20 février 2017

Mes rivages bleutés sont désormais falaises

Je la vois sans mes yeux
Je la respire au loin
Je la caresse en rêve
Je l'aime sans retour

Tant d'années comme un dieu
Le bonheur pour témoin
Ma déesse était Ève
Son cœur n'entend plus, sourd

Mes rivages bleutés sont désormais falaises
Ma vie est un cercueil, ensevelit vivant
Le ciel est nuageux, sans orage ou malaise
Je voudrais de mes mains aller là, de l'avant

Mes ongles écorchés
Je ne peux me sortir
De ce caveau mental
Mon cœur maintient l'étau

Mes rimes dénudées
Me font-elles pourrir
Mon essence vitale
Ou préserver ce flot

Mon encre est morbide, noire et sans un espoir
Le papier numérique est glacé, immaculé
Mes rêves s'effacent, je n'ai plus rien à croire
Mes doigts saignent tapant ces maux inachevés

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