samedi 4 février 2017

Oiseau de nuit

L'oiseau de nuit rend captif l'esprit et le corps
De ces morosité, solitude et dégoût.
Il accable l'individu et le rend fou.
Pas d'espoir, ni de joie, juste son triste sort.

Et cet oiseau de nuit perche sur mon épaule.
Loin de tous mes amis, fatigué et meurtri,
Sans l'idéal, je sombre dans le spleen maudit.
Combien de temps pourrai-je jouer encor ce rôle ?

L'amour m'est interdit, je suis sans réconfort.
Mon corps si fatigué, je ne puis plus bouger
Sans déchaîner en moi des douleurs enflammées.
D'humain, je n'ai plus que ce vide, cette mort.