lundi 27 mars 2017

La main tendue

La main se tend devant en recherche absolue
D'une autre à embrasser mais trouve que le vide
Allongé sur son lit, ne peut bouger, sous vide
Son regard recherche un autre aussi ému

Mais déjà le voile couvre sa vue d'un gris
Et il ne peut crier, un tube dans sa gorge
Sa voix s'est éteinte, plus aucun son ne forge
Son corps ne bouge plus, sa main tendue hormis

Il écoute mais rien, aucun son ne s'approche
N'entend plus les douces paroles de l'amante
Seul le bruit persistant d'une issue incessante
Sa vie fuit peut à peu, plus rien ne le raccroche

Sa main retombe à plat sur son lit dans un râle
Plutôt un gargouillis, pour son dernier soupir
Enfin heureux et libre, il ne peut plus souffrir
Parti isolé dans sa chambre d'hôpital