samedi 15 avril 2017

Automatique : Je cultive mon jardin de toutes formes de fleurs

L'envol de la pensée suit les vagues de l'oubli
Il pénètre dans les cieux argentés des démons de minuit
L'obsolescence programmée de mes souvenirs émus
Laisse une trace gravée dans le marbre de mon tombeau
Mais ce n'est pas l'agonie de mes espoirs mais leur renouveau

Mon char tiré par les chevaux de mes désirs
Me porte au-dessus des nuages incandescents des mes tourments
La violence d'un passé révolu laisse place à la construction de mon arche
Aucun couple n'y trouvera sa place mais mon triptyque trouvera sa couche

La libération de mes pensées engrange des récoltes inattendues
Des graines pour un futur indécis, une récolte à venir
Je cultive mon jardin de toutes formes de fleurs
Des roses carmins, des pissenlits balayés par le vent
Des baies rouges nocives mais élégantes
Des fleurs de cerisiers au parfum et à la couleur apaisants

Ce chemin rocailleux me fait gravir des montages
Et il me fait plonger dans des gouffres sans fond
Mais ce périple, non comme Ulysse, ne me reconduira pas chez moi
Mais me fera découvrir une épitaphe pour laquelle je ne saurais rougir

Je n'attends pas la mort, ma vieille amie, je sais juste qu'un jour elle viendra
Je veux vivre et aimer, si ce n'est d'amour, au moins l'humanité
Ainsi qu'avoir un peu de compassion pour mon égo
Accepter mes tourments et mes désirs
Vivre dans l'instant, être tourné vers le futur
Le temps passera, seul ou accompagné

Mais mes amphores seront pleines, porteuses d'une espérance
Mes traces sur ce sable fin ne s'effaceront pas aussi facilement
Mes rencontres peut-être marqueront-elles certains esprits
Papillon non plus épinglé sur un mur, exposé au regard des visiteurs
Mais papillon battant des ailes provoquant une petite réaction

Je ne suis qu'un humble humain, mais dont l'âme tend vers l'infini
Les étoiles au firmament m'appellent à m'élever
Ma tête se relève et mon regard plonge dans cette immensité
Je ne peux plus me perdre que je ne le suis
Mais je me retrouve et m'invite en ce monde étrange

Je tendrais la main autant que je le pourrais
Elle sera sans doute cent fois refusée
Mais si une seule serre la mienne, ne serait-ce qu'un instant
J'aurais au moins pu réaliser quelque chose qui me dépasse
Un instant, un instant seulement, mais une éternité pour moi

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