dimanche 23 avril 2017

Automatique : Le dragon

Le dragon s'envole et attrape l'oiseau noir pour l'emmener le plus loin possible
Le dragon, de son feu éternel, s'est emparé de mon cœur et le protège
Il est d'une puissance que je ne peux contrôler mais qui éloigne mes démons
Mi ange, mi démon, il n'est ni beau ni horrible, il est simplement

Je m'accroche à son dos et voyage au-dessus des paysages dévastés
De mes terres brulées, des mes récoltes détruites, de mes futurs évanouis
Peut-être m'emportera-t-il loin de cet environnement morbide
Et me fera-t-il rencontrer des êtres majestueux

Il peut tout aussi bien m'attirer dans son antre, profonde et sombre
M'enfermer dans ma prison mentale, aux gardiens aveugles à me souffrances
Pour seul repas, les déliquescences de mes états d'âmes égotistes
Ou au contraire m'élever près du Soleil et me réchauffer

L'hiver avec lui n'a plus d'importance, je sens le vent dans mes cheveux
Ma tête se libère de ses entraves, de ses chaines poussiéreuses
De son regard, il éloigne les noirceurs, pour le moment
Mais s'il me dépose un jour, ne serait-je pas abandonner dans mon marécage

Je vis, je meurs, je suis épris et je pleure
La solitude physique n'est rien face à cette isolation sentimentale
Avoir cru en ce mot que tous les poètes ont porté aux nues : l'amour
Et maintenant découvrir qu'il n'est qu'une illusion, en tout cas pour les autres

Avoir construit toute ma personnalité sur cette quête impossible
Et comprendre qu'elle n'a pas de sens dans ce monde là
Quelle est ma place ? Quel est mon but ? Toujours le même !
C'est pourquoi je chevauche mon dragon, toujours plus loin