vendredi 7 avril 2017

La mémoire est un lourd fléau

La mémoire est un lourd fléau à assumer
Si je pouvais parfois oublier mon passé
Naître à nouveau tout neuf, n'avoir jamais aimé
Le monde à découvrir, mon parcours non tracé

Mais tous mes souvenirs ancrent ma vie future
Immobilisant las mon navire échoué
Près de plages vides, sans aucune nature
Étendues isolées, et mes passions clouées

Je tire les chaines pour libérer des liens
Ainsi tissés mon corps, une toile d'araignée
Je baisse mes voiles pour un flux aérien
Qui loin m'emporterait vers de belles contrées

L'effort est immense, par d'autres incompris
J'ai beau là expliquer, je me heurte aux procès
D'intentions infondées et les a priori
Mes écrits n'ont pas de filtres, premier degré

Certes ils empruntent une forme imagée
Mêlant paraboles et fictions, allégeant
Ainsi le poids sordide emportant mes pensées
Mais c'est moi et mon but n'est pas d'être plaisant