vendredi 21 avril 2017

Les quatre saisons

L'hivers se disperse mais le printemps attend
La douleur fait place à un espoir embrumé
Les bourgeons ne sont pas encore là exhumés
Mais la sève coule à flot, la vie transportant

Quelques névés de ci de là forment des blocs
De résistance, aveux de souffrances amarrées
Le Soleil en viendra bien à bout in fine
Ses glaciers si petits ne sont rien, il s'en moque

La décomposition du passé vient fleurir
Les tombes délaissées vers un nouveau visage
L'histoire s'apprête à prendre de lourds virages
Rien ne peut se figer, il faut vivre ou mourir

La mort d'un ancien temps est la naissance d'autres
Tout est transformation, préparant à l'été
Le summum de la vie et de la liberté
L'esprit se baladant, messager tel apôtre

Même si l'automne reviendra nous hanter
Brisant l'effervescence ancrée dans nos amours
Puis l'hivers nous glacer et sans aucun recours
Le printemps reviendra poussant à espérer

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