mardi 25 avril 2017

L'hiver peut à peu se tait

L'hiver peut à peu se tait, les frimas perdus
La terre s'échauffe, promesse d'amour
Mais elle est timide, son futur un soupir
Un si léger souffle qu'il n'est pas entendu

Les gelées persistent comme autant de poignards
Enfoncés en son sein, et tuant à la source
Tout espoir, toute vie de reprendre la course
Du temps, se recyclant, ne plus être un bagnard

Et pourtant la chaleur réveille ses ressources
Tirées par le Soleil, les bourgeons apparaissent
Les pollinisateurs s'impatientent, paressent
Attendant que les fleurs s'ouvrent, offrant leur source

Mais le climat est rude et peut tout arrêter
Le futur s'éclipser sous pluies de grêles
Un monde s'effondrer, gels suivis de dégels
Mais le printemps se bat, il se doit d'exister

Pour la vie, pour la mort, il résiste toujours
Buisson après buisson, fleur après floraison
Il ne veut rien lâcher, il fixe l'horizon
C'est la saison nouvelle et l'espoir chaque jour