mercredi 19 avril 2017

Mon vieil ami, l'oiseau noir

Mon vieil ami, l'oiseau noir plane autour de moi
Muet depuis longtemps, conserve son silence
Son regard aiguisé attend quelques émois
Avant de s'abattre sur ma triste démence

Ses serres acérées veulent déchiqueter
En lambeaux mon cerveau, éparpillant aux vents
Mes rêves les plus fous, ces désirs d'être aimé
D'être heureux, rêves devenant mes tourments

Son ombre me glace mais je ne le crains pas
Il est une partie de mon humanité
Il est mon vieux frère, ne me quittera pas
Du plus profond de ma mémoire, il a été

Je ne fus jamais seul mais sa présence était
Une souffrance enfouie dans mes tripes, mon cœur
Parasite aliéné, il se nourrit des plaies
Que ma vie ne cesse de créer, mes douleurs

Je n'ose le fixer de mon regard perdu
J'ai trop peur de me voir comme dans un miroir
Et de perdre le peu de raison dépourvue
De défenses sures, et de perdre l'espoir

Alors si je continue d'avancer sur mes terres
Ignorant son survol, peut-être lâcheté
Mais un pas après l'autre, espère que l'enfer
S'éloignera de moi, pour enfin exister

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