mercredi 26 avril 2017

Tout le monde à son démon tapi en soi

Tout le monde à son démon tapi en soi
Il se nourrit de ces passions abandonnées
Sur le chemin de vie, dévasté, isolé
Il pousse à s'enfermer et à perdre la foi

Mais il peut être aussi l'instrument d'un futur
Une fois affronté ses peines, ses sanglots
Il aide à reconstruire insoumis son égo
A remonter le temps, pardonner notre impur

Le poète s'appuie sur son frère morbide
Pour échapper à sa condition nihiliste
Et éveiller son âme aux jours nouveaux si tristes
Pour exalter son cœur, le sortir du sordide

Le Spleen existe si l'Idéal est vivant
Les mots coulent, torrent de cicatrices nues
Sur le papier noirci, sa raison en est émue
Et peut à peu l'espoir le pousse vers l'avant

Et ce démon devient son sombre compagnon
Toujours présent, toujours sifflant ce noir soupir
Mais transformé par un alchimiste en désir
Lendemain sans bonheur mais gardant sa raison

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