mardi 9 mai 2017

Automatique : L'aigle parfois lacère mon âme

L'aigle parfois lacère mon âme
Mais nous nous connaissons et sommes frères
Je vole parfois avec lui, glissant sur les courants chauds
Au-dessus des nuages de cette vie attristée

Il ne cherche pas à interpréter
Il prend mes vers pour ce qu'ils sont
Il ne cherche pas les sous-entendus, inexistants
Son regard perçant sais que ma poésie est au premier degré

Il n'est pas moins critique
Mais pour me pousser à m'améliorer, exister et vivre
Cette force qu'il partage, m'emporte en dehors de mes oripeaux
Les tempêtes, je les traverse, droit, debout

Et si parfois je mets un genou à terre
Son cri strident le relève

Pourquoi est-il l'un des rares, si proche, à me connaître
Pourquoi faut-il que l'on me juge sur ce que je n'ai pas écrit
Pourquoi n'aurais-je pas le droit d'être humain
Perfectible et capable de souffrances

Ses ailes parfois m'entourent, pour me protéger de la pluie
Mais je dois aussi avancer par mes mots
Pas après pas, soigner mes maux pour être qui je suis
Amant, parent, humain, avec ses doutes et ses espoirs