lundi 1 mai 2017

Automatique : Le silence des cavaliers de la mort

Le silence des cavaliers de la mort s'ouvre devant moi
Pas cette mort que tout le monde redoute
Mais celle de l'âme, de l'espoir
Leurs sabots piétinent, attendant un faux pas

Et l'aigle noir retournoie autour de moi
Prêt à consommer ce cœur imbécile

J'oublie le temps, l'espace et me perd dans ce monde
Le gouffre dans lequel je suis face à la camarde
Cette camarade des temps passés
Mais dont le futur est assuré

L'oubli est facile, mais il conduit à la perte
La défaite totale d'une guerre contre moi-même
Les leçons apprises ne servent à rien

Je fonds, glacier brulant de l'intérieur
Torrent de laves sortant de mes veines
Et ces écrits sont le sang de mes souffrances

Les cavaliers sont patients, saurais-je leur résister
Il le faut, je le dois, non pour moi
Des êtres chers en paieront le prix fort

Et je ne peux me résoudre à oublier qui je suis
A me conformer à cette robotisation de l'humanité
Toutes ces cordes, ces lois, ces biens pensants
Je suis révolté mais mes armes sont liquides
Encre sur le papier, glissant comme des larmes
Sur une âme perdue qui tente de se raccrocher
A son aviron, vers un univers de beauté, de bonté

Irréel, Inutile, direz-vous ? A quoi bon ?
Vous êtes si nombreux : égoïsme, méchanceté, consumérisme
Je ne peux même pas tous les citer

Mais le combat ne se limite pas à la victoire
Il est plus beau s'il est impossible mais juste

Imprimer la page