vendredi 5 mai 2017

Automatique : Le survol de la vallée des âmes perdues

Le survol de la vallée des âmes perdues se déroule
Comme une vague emportant tout sur son passage
Elle lave les blessures et propage une onde de bien-être
L'aigle, assombrie mais dans la lumière, de son regard perçant
Prend la Lune pour témoin, accompagnant les humains en errance

Sur cette terre, les cœurs dévastés ne sont plus attachés au train de la vie
Ils essayent de monter à bord, mais le train va trop vite

Ce flot d'écumes les porte et leur permet d'attraper le bastingage
De ce train étrange et sinueux, perdu dans les monts et vallées
Parfois, un voyageur installé fait un signe d'encouragement
Et le malheureux s'accroche à cet espoir, bouée lancée dans le désert

Si les vents sont favorables, l'aigle assurera un avenir à ces esprits
Dont la viduité de leur existence vaut tous les gouffres abyssaux

Lierre attaché à l'écorce de l'arbre de vie, les hommes grimpent
Ils profitent de la moindre aspérité pour éveiller leurs espoirs
Parfois, deux lignes se rejoignent en font un bout de chemin ensemble
Sentant la sève couler sous leur pas hésitants

Ce n'est pas un déluge mais une vague de fond, libératrice
Qui suit le mouvement gravitationnelle de la Lune

Elle est l'amie des âmes en déshérence,
Leurs regards pointant vers l'infini sans réponse
Sa lumière est douce et calme et encourage l'évolution
Chaque nuit devient un nouvel appel et non des cauchemars sans lendemain

L'aigle se marie avec la Lune, profitant des vents doux du printemps
Pour leur permettre un regard sur une présence plus proche

Le train est bondé, mais les wagons se rajoutent magiquement
Au fur et à mesure du voyage, donnant toujours plus de place
Parfois, un voyageur descend du train, avec un sourire aux lèvres
Il part pour un autre voyage, sans remous, sans détour

La liberté retrouvée, le calme effaçant les peines et les faux-semblants
Le voyageur s'envole à son tour, profitant du spectacle des étoiles