jeudi 4 mai 2017

Automatique : Les chevaux dévalent la vague

Les chevaux dévalent la vague et éclaboussent
Les rêves animaux qui se répandent dans les profondeurs
L'ouvrage se construit, contre vent et mariée

Doucement, leur vitesse s'accroit et dépasse la lumière
La nuit est derrière eux, le temps s'effiloche et s'évanouit
Reste l'écume des jours heureux où la vie bouillonnait
Reste la larme de fond qui entraîne tous les vieux démons

La plage est saine, elle est calme et attend le charriot de feu
Sur le bord de la rive, le sable s'efface sous les sabots
Tirant le cavalier, le regard fixé vers l'avenir
Les montagnes qu'il va gravir pour y découvrir
Son Graal, sa sérénité et sa place dans cet univers

Les étalons sur le sol dur des souvenirs accélèrent le rythme
La vie coule le long de leurs muscles bandés

Et le cavalier, cheveux aux vents, redresse la tête
Il ose enfin regarder
Il ose enfin parler

Il n'a aucune arme si ce n'est sa conscience
Il n'a aucune haine et pardonne à ses griffons

Déjà le char fonce vers les monts
Le futur est maintenant, dans l'instant présent

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