mardi 30 mai 2017

Automatique : Quand l'orage gronde en nous

Quand l'orage gronde en nous
C'est un cheval au galop les yeux bandés
Il fonce droit vers la falaise des amours déçues
Il lui pousse des ailes pour mieux perdurer

Quand l'orage pleure sur nos cœurs
Assaillis d'éclairs, Zeus en colère contre notre cadavre
Cadavre, oui, car nous sommes alors déjà pourrissant
Rien ne pourra retenir notre chair sur nos os

Quand l'orage se calme, noyau du cyclone
Méfions-nous des oiseaux, ils se terrent
Ils savent que tout ne fait que commencer
Et nous nous repaissons de notre décomposition

Nous sommes notre propre diner
Auto anthropophage, affamé de colère
Véhicule sans frein à pleine vitesse
Attendant le grand boum, le grand splash

En voulant détruire l'autre, nous nous annihilons
En voulant haïr, nous nous détestons
Alors que le ciel est si beau, la mer si bleue
Le cheval peut être un compagnon de voyage

Laissons donc ces rituels inutiles de côté
Même blessé, nous serons plus fort
Notre pardon est infini, et rien ne peut l'altérer
Et notre vie sera de chair, de sang, de cœur

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