vendredi 5 mai 2017

Ego Journal 67

En ce moment, je suis dans une phase plus positive, alors même que tout devrait me conduire à sombrer dans le désordre et la dépression. Et pourtant... Est-ce un verrou qui a sauté ? Aurais-je enfin commencé à me trouver, déambulant dans mon labyrinthe de pensées et d'émotions ?
Je ne saurais le dire. Les ami(e)s, ce dont je n'avais pas eu connaissance depuis mon enfance, m'entourent peut à peu. Si c'est une aide précieuse et O combien importante dans mon cheminement, elle n'explique pas tout.



Sans doute leurs conseils, leurs bienveillances me permettent de m'ouvrir à moi-même, me reconnaître et trouver ma place. Je ne suis pas dans un monde de bisounours. Je sais qu'il me reste tant à faire, sur moi et autour de moi, pour évoluer positivement. Je sais que le marche toujours le long de ce gouffre qui m'attire, comme pris de vertige. Mais une légère corde, un bastingage me retient et je peux me retourner et regarder la vallée de l'avenir qui s'étend au delà.

Je peux enfin avoir une vraie relation aussi avec mes enfants, ce que je n'ai pas pu avoir pleinement auparavant. Pourquoi ? Je ne sais pas. N'étais-je pas prêt ? Est-ce que mon amour pour ma Roxane occupait tant mes pensées que je n'avais pas la force de me concentrer plus sur eux. Je ne dis pas que je les ignorer, bien au contraire, mais je vois bien que ce n'était pas suffisant. Bien sûr, je discutais, je les réconforter, je leur parlais de choses profondes sur eux-mêmes, sur la vie, les valeurs humaines. Mais est-ce que je les écoutais pleinement ?

Je les découvre pleins et entiers, et en les découvrant, je me reconnais en eux. Ils ont cette profondeur, ces questionnements qui me ressemblent énormément. Nous avons bien plus en commun que je ne le pensais.

Peut-être aussi, tout simplement, fallait-il qu'ils atteignent un âge suffisant pour que nous puissions échanger à ces niveaux là de compréhension ? Maintenant, c'est chose faite et je m'en réjouis.

Il reste que je suis toujours moi aussi dans ma quête, mais je sens que cette quête, ils l'a comprennent aussi et l'acceptent. Tout comme j'accepte les chemins de vie qu'ils s'apprêtent à prendre, chacun d'eux. A moi, de les accompagner, sans les guider mais en leur évitant les plus gros obstacles. Pas tous ! Car il faut aussi apprendre de ses propres erreurs ! Mais au moins les plus graves...

Cette relation fils-père devient mon nouveau centre, ma constellation sur laquelle j'appuie ma nouvelle vie, puisque mon étoile s'en est allée, loin de moi, refusant de briller, même de loin, devant mes yeux perdus. Elle est maintenant un trou noir où toute tentative de communication est absorbée et détruite définitivement, sans retour, sans échange, si ce n'est ce rayon mortel que parfois elle me renvoie. Je évite soigneusement ces sombres rayonnements, préférant garder en souvenir le souvenir de cet ange qui fut et restera l'amour de ma vie.