dimanche 21 mai 2017

L'oiseau vole de branche en branche

L'oiseau vole de branche en branche, accomplissant
Son voyage éternel, sifflant son profond chant
Hymne à la vie sur Terre, empli d'espoir, d'allant
Ses ailes ouvertes sur l'avenir, charmant

L'Aigle noir observe cet oiseau sans humeur
Il contemple l'émoi de ce petit bonheur
Il ne le chasse pas, il le fixe avec grandeur
Ses serres sont fermées, seuls ses yeux sont d'ampleur

Le printemps emporte toutes formes de vies
Il inspire l'auteur, le sortant de sa lie
Des émotions sombres, réveille ses envies
Projette en son âme un souffle chaud qui sourit

Bien sûr les sombres maux s'accrochent à ses mots
Les lignes s'accumulent tel un prêtre dévot
Alternant les gouffres, les montagnes, là-haut
Mais les rimes soignent le cœur soufflant le chaud

Les rêves se voilent d'une volonté vraie
De vivre enfin en soi, avec les autres au frais
Un vent s'empare d'eux, les emportant au près
Des idéaux bleutés, Spleen orange à l'excès

Le poète dévoile ses larmes si fécondes
Non pour se renfermer mais s'ouvrir à ce monde
Il cherche ses mots lourds d'émotions, belle blonde
Qui se rappelle à lui, ses souvenirs les sonde

Parfois il s'écroule dans une fosse endiablée
Les douleurs intenses prenant son âme aliénée
Mais il sort du temps qui s'écoule en ses pensées
Et voit le Soleil, blond, son âme réchauffée

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