vendredi 26 mai 2017

Sans un bruit ni souffle, l'aigle sombre m'observe

Sans un bruit ni souffle, l'aigle sombre m'observe
Je ne peux chasser mes démons, mes fondations
Sans cesse ils reviennent dévoyer mes pulsions
Et je lutte, survivre encore avec ma verve

Chaque maux s'empare de mes lettres bleutées
Sur le papier doré de ma vie éveillée
Mais je les enferme dans mes rimes taillées
Pour que mon âme espère un avenir rêvé

Plus les vers s'enchainent, plus je ressens l'envie
D'aller plus loin, plus haut, partager cet amour
Ce pardon que j'applique à chacun chaque jour
Refusant le repli sur soi ou le mépris

C'est un combat sans fin dont je ne sortirais
Pas vainqueur, car bien trop d'ennemis partout
Mon temps est las conté et mes forces à bout
Qu'importe ! Je me bats ! Je me bats sans arrêt !

C'est inutile, en vain ? C'est bien plus beau sans gain
Combat solitaire ? N'en soyez pas si sûr !
Nous sommes une armée dont le cœur reste pur
Un jour peut-être mon chant sera un refrain

Je ne le verrais pas, mais je sème un futur
Que suivront mes proches, en leur âme et conscience
Pour enfin exister, refusant l'insouciance
Vivre et rester humain, sans peur et sans blessure

L'aigle m'entoure de ses ailes déployées
En m'emportant plus haut, proches de mes semblables
Me protégeant du froid et du vent qui m'accablent
Il brille au firmament, Lune de mes pensées

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