mercredi 21 juin 2017

La nuit noire envahit la plaine au bord du lac

La nuit noire envahit la plaine au bord du lac
Les étoiles voilées derrière des nuages
Empêchent la vision claire tel un mirage
L'eau qui coule est à mes pieds ou simple ressac

Je cherche en moi le feu blond qui m'éclairera
Mais ne trouve que vide et la désolation
Dans cette antichambre de ma dévastation
Je cherche une autre voie qui me réveillera

L'avenir est demain, mais demain n'est jamais
Le passé est présent, maintenant est fourbu
Ne pouvant avancer, sans fin et sans début
Le temps s'évapore sur les fleurs du marais

L'horloge fait un tic et mois je suis en toc
L'eau s'étale devant mes pieds enracinés
En durs alexandrins aux rimes fatiguées
Mon histoire n'est que fadaises, que breloques

Je noircis sans rien voir les pages du carnet
Devinant les lignes sans jamais me relire
Je voudrais éviter la folie ou bien pire
Alors je médite pour de l'avant aller

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